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Auteur Fil de discussion: À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien  (Lu 794 fois)
Y.M
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À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« le: 23 Février 2008 à 11:53:57 »

Depuis longtemps l’Algérie est pénalisée par son système bancaire qui, en dépit de sa sur-liquidité, est incapable de répondre aux besoins de financement du développement du pays. Cette lacune de l’économie algérienne résulte essentiellement du manque d’ouverture du secteur bancaire. Celui-ci reste sous l’emprise de l’Etat puisque les banques publiques détiennent près de 90 % du marché, tant en termes d’actifs que de crédits à l’économie. Le problème n’est pas tant la domination des banques publiques, mais plutôt le fait que l’activité bancaire est détournée vers le financement public. Outre les subventions destinées à renflouer des entreprises publiques défaillantes, les ressources collectées par les banques sont soit absorbées par les titres d’Etat à court terme, soit allouées sous forme de crédits à des entreprises publiques réputées mauvaises payeuses. Par conséquent, le secteur privé se trouve évincé puisque l’essentiel des fonds est alloué au secteur public. A ce titre, notons que le secteur public absorbe 87,5% des crédits bancaires contre 32% au Maroc par exemple. Cet effet d’éviction se trouve à l’origine de la faiblesse de l’investissement privé. En témoigne le rapport des crédits bancaires domestiques (ceux alloués au privé) au PIB qui est seulement de 26%, alors que ce même rapport atteint 76% pour le Maroc et 78% pour la Tunisie.

Au fond, le problème du secteur bancaire algérien est un problème de liberté économique lié, d’une part, à un cadre juridique inadapté au développement de l’activité bancaire, et d’autre part, au manque d’ouverture et de concurrence En effet, le poids des impayés et des défaillances, conjugué aux difficultés à traiter les contentieux, pousse les banques à être plus exigeantes sur les conditions d’octroi de crédit. Une telle exigence fait augmenter les coûts de transactions pour les clients, d’où le rationnement du crédit. Ces difficultés sont liées à l'absence d'un système judiciaire indépendant et efficace dans la protection des droits de créanciers, l’exécution des contrats et le règlement des conflits en temps réel. Un cadre juridique adéquat est incontournable pour le développement de tout système de financement car la transformation d’actifs fonciers et immobiliers en capital financier producteur de valeur ajoutée ne peut être réalisée sans que les titres de propriété de ces actifs soient clairement établis et leur protection soit effectivement garantie.

A côté de l’inadaptation du cadre juridique, le système bancaire algérien est dominé par les banques publiques dont la gestion n'est pas guidée par une logique d’efficacité. La mauvaise gestion des ressources collectées par le système bancaire trouve son origine dans le problème d’altération des incitations liée à la propriété et à la gestion publiques des banques. En effet, dans les banques publiques, les employés et les dirigeants n’agissent pas en fonction des besoins des clients, mais en fonction des injonctions des bureaucrates et des politiques. Dès lors, la propriété publique favorise plus la mauvaise gouvernance car elle offre un terreau fertile à l’ingérence du politique dans l’économique.

Ainsi, retrouver le chemin de l’efficacité, c’est-à-dire la transformation de l’épargne collectée en crédits finançant des investissements créateurs de valeur ajoutée, passe par l’ouverture à la fois des banques publiques au capital privé, et du marché à la concurrence. L’entrée de partenaires privés dans le capital des banques permet, d’une part, d’opérer une séparation entre la fonction de Directeur Général de celle de président du conseil d’administration dans le but de renforcer le contrôle interne des banques, et d’autre part, de rationaliser la gestion en favorisant l’émergence d’administrateurs professionnels, nommés à ce poste en fonction de leurs compétences, et non plus selon des considérations politiques.

Quant à l’ouverture du marché à tous les acteurs locaux et étrangers, elle implique l’abandon des comportements de rente et l’adoption de comportements productifs et performants. En effet, la concurrence facilite, à travers la multiplication des offreurs, l’élimination des situations de rente car la conquête et/ou le maintien de sa part de marché passe désormais par la diversification de l’offre et par la réduction des coûts. Cela profitera à la fois aux banques et aux clients dans la mesure où elle permettrait aux premiers de fructifier mieux les ressources collectées et aux seconds d'accéder plus facilement aux financements. A cet égard, nous pouvons citer le cas du Maroc dont le système bancaire a fait l’objet d’une série de réformes allant dans le sens de l’ouverture (levée de l’encadrement du crédit, abandon progressif de l’administration des taux d’intérêts, ouverture progressive à la concurrence, etc.). Cette ouverture a permis l’amélioration de l’accès des ménages et des entreprises à une offre de crédits diversifiée et de plus en plus compétitive.

Bref, la consolidation de l’ouverture du système bancaire sur l'extérieur, constitue pour l’Algérie une opportunité pour faire du crédit un levier de croissance en permettant aux acteurs économiques de bénéficier d’un financement diversifié et à moindre coût.


Hicham El Moussaoui, Chercheur au Centre d'analyse économique, Université Paul Cézanne.
Youcef M  en collaboration avec : www.unmondelibre.org
« Dernière édition: 23 Février 2008 à 11:59:20 par Youcef M » Journalisée
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #1 le: 23 Février 2008 à 19:35:46 »


Vous tapez fort  Monsieur Youcef M,

Sincèrement l'analyse me dépasse, par méconnaissance du sujet, des transactions et des termes bancaires.

D’après l’article :

Les problèmes du système bancaire algérien sont:
- l’activité bancaire est détournée vers le financement des entreprises publiques qui sont des  mauvaises payeuses
- L’inadaptation du cadre juridique  au développement de l’activité bancaire,
- Manque d’ouverture à la concurrence
- l’ingérence de la  politique dans le système bancaire et dans la gestion des capitaux

Les solutions sont :

- l’ouverture des banques publiques au capital privé,
- Ouverture du marché à la concurrence.


Je pense que les solutions proposées par Monsieur Hicham El Moussaoui, (Chercheur au Centre d'analyse économique, Université Paul Cézanne). Sont  déjà appliquées sur le terrain, et que le marché bancaire algérien est ouvert sur les capitaux privés (Français)

Seulement, ce qui manque dans les solutions proposés , c’est la  réforme du cadre juridique dans l’activité  bancaire, à moins que c’est déjà fait, ou que ça va se faire automatiquement.

Mais es ce que c’est les bonnes solutions ?
Si on regarde les pays capitaliste ou semi capitaliste comme la France, où l’état n’hésite pas à débloquer de l’argent public pour soutenir et sauver les banques privés, l’affaire du Crédit Lyonnais, il ya 2 ans et l’affaire de la Société Générale, il y a un mois.

Et nous, qu’es ce qui ce passe ?
la privatisation de la CNEP, qui n’a pas de difficulté financières dans le marché de l’immobilier. Ce marché qui est très prometteur et qu’elle maitrise très bien.
La privatisation de CPA, qui est une des banques les plus solides en Algérie.

J’aime bien lire ……..
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #2 le: 23 Février 2008 à 21:45:54 »

Mon  cher ami ,
merci pour ta réponse .
Sache que la concurrence conduira, mais aussi implique l'émergence d'un nouveau cadre juridique , propice...
La France n'est pas le meilleur exemple : l'affaire du crédit lyonnais , c'est l'exemple type du too big to fail .., et à mon avis l'état ne doit pas être toujours là pour réparer les erreurs des banquiers ! l'affaire de la société générale en est l'exemple , en intervenant l'état pousse les autres banque à prendre des risques... on se retrouve alors dans ce que j'aime bien nommer le "capitalisme de casino" ,c'est à dire en compte sur l'état pour réparer nos erreurs.
Or en concurrence le marché , c'est à dire la clientèle va sélectionner les meilleurs banques....
accepterez vous de donner votre argent à n'importe qui .......?

Youcef Maouchi , Faculté d'économie appliquée , Université Paul Cezanne , Aix en Provence
en collaboration avec www.unmondelibre.org
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #3 le: 25 Février 2008 à 20:36:25 »

Qu’elle est  le meilleur exemple alors ?  C’est l’Allemagne peut être ?
Mais plutôt, existe-t-il un bon exemple?  Sur tout pas les USA. !!

Si le gouvernement français ne soutient pas la société générale, il va y avoir une crise Subprime Bis,

Au niveau national, l’ouverture à la concurrence donc aux banques étrangères implique un système bancaire  basé sur les spéculations, l’agiotage, voir l’escroquerie,

Es ce que les entreprises algériennes vont pouvoir se retrouver dans ce monde de calcule et de spéculation ? Surtout avec un marché  et une économie nationale très instable.

Pour le citoyen Algérien, il cherche l’amélioration des services, faire  les opérations basiques, déposer  et retirer l’argent le jour qu’il veut, la somme qu’il souhaite, changer ces devises avec le taux réel, pouvoir ouvrir un compte ………..



Je repose ma question :
Y a-t-il une nécessité de privatiser la CNEP ?

il ne faut pas être plus libéral que Adam Smith

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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #4 le: 25 Février 2008 à 22:50:27 »

Mon cher ami ,
merci de m'accorder autant d'attention ,

Tu dis que :
"Si le gouvernement français ne soutient pas la société générale, il va y avoir une crise Subprime Bis,.."

je t'ai expliqué qu'elle était, à mon avis et selon beaucoup d'expert de la banque que je côtoie tous les jours, la cause de ces crises : Capitalisme de Casino ! la société générale avait 3.5 % de fond propres ( très peu !)  , car il y aura toujours le prêteur en dernier ressort : La Banque Centrale pour couvrir ses pertes ... Donc  la BC a tendance a pérenniser la crise , la crise des subrimes aurait du éclater en 2003 , voir 2004 ....

Pour de ce qui est du patriotisme économique , il est claire que les états doivent aider au maximum, dans un premier temps , leurs entreprises, l'expérience américaine en témoigne .... Les USA ont un système de veilles économiques les plus développés au monde....

Pour  ce qui est de  de la CNEP , ne connaissant pas la structure exacte de cette institution , je ne pourrai pas te donner les modalités de sa privatisation .
Mais sache que des système de banque libre , ayant existé en Écosse ainsi qu'aux états unis au 18 et au 19 ème siècles, a démontré que cette configuration était optimale et performante , pas d'inflation , pas de crises, stabilité économique....
Aujourd'hui le système bancaire de chaque pays, est l'un des secteurs de l'économie les plus régulé , voir sur-égulé. ( peut etre que la banque est vue comme une firme apart , spécial , je rappel au passage qu'elle n'a qu'un objectif , Maximiser son profit comme toutes les autres firmes... )
A l'origine les banques centrales sont des banque privées ayant obtenu le privilège d'émission de la part des pouvoir politique en contre partie de service offerts à ces pouvoir politiques , l'exemple de la banque de France qui appartenait à des proches de Napolean , ce dernier lui a accordé un monopole d'émission dans la région parisienne, qui s'est ensuite élargie dans toute la France, en contre partie du financement de ses guerres.

Voilà , j'ai des milliers et des milliers d'idées a développer ... , les systèmes centralisés, ont démontré leur limites, les chimères socialiste et les utopies planificatrices ne se présentent que comme des substituts de religion , le libéralisme remet les vrais choses à leur place .

Je ne suis plus libérale qu'Adam Smith , comme aimait à le répétait Frederic Bastiat :  "..L'état est cette grande fiction à travers chacun essaye de vivre au dépens de tout le monde .."

veuillez excuser mes erreurs de Grammaire , orthographe.... Pas le temps ! ( ceci est un vice , la rigueure mes amis la rigueure ! )
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Re : Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #5 le: 27 Février 2008 à 19:45:25 »


Tu dis que :
"Si le gouvernement français ne soutient pas la société générale, il va y avoir une crise Subprime Bis,.."

je t'ai expliqué qu'elle était, à mon avis et selon beaucoup d'expert de la banque que je côtoie tous les jours, la cause de ces crises : Capitalisme de Casino ! la société générale avait 3.5 % de fond propres ( très peu !)  , car il y aura toujours le prêteur en dernier ressort : La Banque Centrale pour couvrir ses pertes ... Donc  la BC a tendance a pérenniser la crise , la crise des subrimes aurait du éclater en 2003 , voir 2004 ....


Walah, j'ai rien compris  Huh?

Prend un peu de temps pour répndre  Clin d'oeil
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #6 le: 29 Février 2008 à 22:36:16 »

Désolé pour ce lerger retard !

Ma réponse est toute simple : la banque est une firme comme un autre , l'état n'a rien à faire en économie à part veiller à ce que les contrats soient respectés ( et encore ! )

Une question est ce que quand une usine , un commerçant , ou n'importe qui s'engage dans un nouveau secteur risqué et que ca ne marche pas, l'état doit intervenir ? NON

Et bien idem pour le secteur bancaire , l'état ne doit pas jouer le rôle de garant et de réparateur des betises des banques ! celles-ci doivent assumer leur erreurs !

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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #7 le: 03 Mars 2008 à 09:29:50 »



Mais quel état ? un état surcapitaliste ou un état ultralibéral ?

Il faut plutôt voir les conséquences directes ou indirectes de la chute d’une entreprise ou d’une firme.

Une entreprise liquidée, va induire des problèmes économiques et sociaux, (perte des recettes fiscales, licenciements, chômage, plan de restructuration avec départs anticipé, délocalisation, ……………..) et tout ça, c’est l’état qui doit le couvrir mais pas le PDG ou le comité de direction de l’entreprise en liquidation.

Donc l’état, doit intervenir pour garantir ses intérêts.

Elle débloque l’argent pour soutenir financièrement les entreprises, elle fait des facilités fiscales, et elle encadre la restructuration et la nouvelle politique de l’entreprise.

Ça ne marche pas systématiquement, mais ça marche souvent. Et à mon avis, c’est ça le rôle de l’état, garantir la sécurité de ces entreprises et de ces travailleurs.
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #8 le: 03 Mars 2008 à 14:38:20 »

un état ultralibéral ?

je n'en connais pas !

Donc pour toi mon cher aiguad une entreprise qui ne sert plus à rien , qui produit des biens ou des services qui n'intérèssent personne doit être maintenue, avec ton argent et le mien ?
( Car au passageje te rappel que l'état ne produit aucune richesse )

Accepterais tu de payer quelque chose qui ne sert à rien, qui ne t'est d'aucune utilité mais juste pour garantir son emploi à ton épicier, ou parceque la vendeuse est mignone ?

Et les délocalisation , c'est une tragédie franco-française fabriquée par les clans gauche-droite pour bercer les electeurs français ! ( si tu peux lis "Made in monde" de Susan Berger du Massachusetts intitute of Technology - USA ) 

Mon ami, les délocalisation ne font la une des journaux qu'en France, car les journaliste son tjr  à la recherche du sensationnel et du chocant ! , mais  il y a plus d'emploi crée que ceux qui disparaissent , et ceux crées ,sont à plus grande valeur ajouté !
c'est à dire on te dis : bon on va implenter une usine de voitures  et on délocalise une usine de chaussettes ! fais ton choix !

Certes sur le court terme y aura toujours des méconents , des gens au chômage ! mais regarde à long terme.

Et pour le moment on voit bien le résultats des états , en général. car je ne suis pas entrain de critiquer l'état algrien , tunisien , français ou américain , mais je constate que si on est dans cette KHALOTA c'est bien à cause de cette structures !

Certes l'objectif visé par l'état est généralement bon , mais on sais tous que la nature humaine , vicieuse et égoïste ne conduira pas à cela , et vu que tu connais adam smith :

« Ce n’est pas de la bienveillance du boucher du marchand
de bière ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais
bien du soin qu’ils apporteront à leur intérêt.»

Voilà sur ce mon ami , je te souhaite une bonne journée libre !
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #9 le: 03 Mars 2008 à 20:39:49 »

Bonjour Y M,

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dis à miss n’tmourth.

L’entreprise qui ne sert à rien va disparaître, c’est contre toutes les lois.

Moi je parle des entreprises qui bénéficient des aides de l’état pendant une période, et arrivent à remonter les difficultés, par acquisition de nouveaux marchés, par l’innovation d’un produit ou d’un service. Par ………….
Les exemples existent.

Pour la délocalisation, je suis très d’accord avec toi, c’est plutôt un tapage politique, qu’un problème économique.


Je pense qu’on ne raisonne pas dans la même dimension, (situation géographique, volume et type d’entreprise), et on va avoir du mal à se retrouver si on s’étale d’avantage.

Pourquoi ne pas définir une dimension ?


Bonne soirée
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Re : À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien
« Répondre #10 le: 03 Mars 2008 à 23:04:39 »

Salutations cher aiguad !

Me revendiquant à tendance libertarienne, je pense que t'a bien compris que pour moi la dimensions était mondiale , laissez faire laissez passer ! même si je pense que chaque nation ( car celle-ci peut éxister sans état) se caractérise par des insitutions et des traditions propres à elle et qui jouent un rôle important dans chaque région ! ( D'ailleurs excellent travail de mon ami El Harmouzi , ses traveaux de thèse  s'intitulait : institutions, croyances et performance économique : le cas des pays arabo-muslmans)

Voilà donc pour moi un processus  d'intégration mondiale est possible et surtout nécessaire !
Cela ne veux pas dire qu'il n yaura plus de culture ou de tradition , ou que celles-ci vont disparaître , bien au contraire elles se renforceront ( Ohhh combien je suis content de parler de ma Bougie chérie ou de ma kabylie ou même de mon algérie , de notre culture et traditions aux américaines , allemands, espagnols et autres , je suis à aix en provence donc j'ai cette grande chance que de rencontrer tout ce beau monde ! )

Donc je pense qu'une entreprise innovantes , performante ou autre n'a pas besoins d'état ! car n'oubli pas concurrence , concurrence concurrence, si toi tu échou d'autres essayront et si les autres échouent tu essayeras !
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