Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
08 Octobre 2008 à 08:01:12
12385 Messages dans 847 Fils de discussion par 658 Membres
Dernier membre: vacataire
Accueil Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous
Forum 2007 de Bgayet - Béjaia - Bougie  |  Bgayet et moi (Nekki d Bgayet)  |  Personnages passé et présent  |  a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas ))) « sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: [1] Imprimer
Auteur Fil de discussion: a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))  (Lu 551 fois)
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« le: 06 Juin 2008 à 22:24:27 »

HOMMAGE AU CHANTRE DE LA CULTURE AMAZIGHE

TAJMILT I MATUB LUNES (1)

Le Cardinal de la chanson berbère.
Ce patriote de toutes les patries opprimées né le 24 janvier 1956 en Kabylie et que les chasseurs de lumières ont assassiné le 25 juin 1998 dans un guet-apens. Cela s'est passé au lieu dit " Tala Bounane " entre Tizi-Ouzou et son village natal situé au cœur de Kabylie qu'il n'a jamais songé à quitter ainsi que son pays qu'il aimait. Matoub Lounès n'était pas seulement un grand chanteur et poète mais aussi et surtout un défenseur et un symbole hors du commun de toutes les causes justes.
Grand admirateur du père spirituel de la chanson berbère, le grand Slimane Azem, Matoub Lounes est devenu une icône de la jeunesse kabyle et un grand symbole à l'instar des : Feraoun, Mammeri, Djaout, Azem, Lhasnaoui, Kateb, Jean Amrouche et tant d'autres encore. Il est simplement considéré comme un Che Guevara ou un Martin Luther King.

Armé du vers, son unique arme, il disait tout haut ce que d'autres pensait tout bas.
Ce chantre de l'amazighité, le maquisard de la chanson revendicatif et contestataire comme disait Kateb Yacine, était un homme de principe et d'action, l'anticonformiste qui défrayait la chronique, qui n'a jamais plié devant rien. Il était et demeurait l'éternel insoumis et rebelle.

Mitraillé de sang froid,par les gendarmes, en octobre 1988, il fut atteint de plusieurs balles qui lui ont traversé le corps, blessé grièvement, il subira 17 interventions chirurgicales.
Ensuite enlevé et séquestré par un " groupe armé " pendant 15 jours en 1994. Il ne fut libéré que sous la pression de la population kabyle.

Celui qui était une figure charismatique et rassembleuse, était conscient des menaces qui pesaient sur sa personne. La mort le guettait à tout moment, c'est lui qui disait un jour : "je suis un mort en sursis ; je suis conscient du danger permanent qui pèse sur moi de la part de groupes armés et des terroristes islamistes, du pouvoir sans compter tous ceux que je dérange et me détestent. Je sais que je vais tomber entre leurs mains, il est probable qu'ils m'auront un jour ou l'autre. Cependant, quoi qu'il arrive, l'Algérie est ma partie, je préfère mourir parmi les miens et si on m'assassine, qu'on me couvre du drapeau national et que les démocrates m'enterrent dans mon village. Ce jour-là, j'entrerai définitivement dans l'éternité."
Matoub a abreuvé son public de vers vindicatifs, porte-voix et défenseur acharné de la cause berbère ce qu'il lui vaut une estime populaire et acquiert une dimension nationale et internationale.

Matoub Lounès disait : " Si je peux choisir, je choisirai de mourir pour mes idées, en effet, mieux vaut mourir pour la liberté, la démocratie, et l'Algérie libre."
Entre la famille qui recule et la famille qui avance, son choix a été vite fait en s'investissant dont celle qui avance comme son grand ami le célèbre écrivain et poète Tahar Djaout, premier journaliste et intellectuel kabyle assassiné à Alger, le 26 mai 1993 à l'âge de 39 ans.
Matoub était l'artisan du mot choisi, du verbe ciselé, celui qui joignait le geste à la parole, bien sûr, les poètes sont ceux qui inventent, disent et font.

Il a bercé des millions de gens avec sa voix rauque, celle des humbles, celle que nous continuerons d'entendre longtemps et à jamais. Il a payé de sa vie en bravant la mort, les monstres et le pouvoir, il demeurera pour nous tous ce symbole de la résistance, la lutte et la défense de toutes les causes justes.
Cet homme invincible qui demeure l'emblème du courage et du sacrifice était une cible facile pour ses assassins.
Il disait dans une chanson en hommage au grand Tahar Djaout : " même s'ils ont effacé des étoiles, jamais le ciel n'en sera dépourvu."
L'héritier du père spirituel de la chanson berbère, Slimane Azem, était une légende vivante, populaire, une personne mythique, qui jouissait d'une grande popularité alors qu'il était interdit d'antenne et sur les ondes des médias algériens. Cet enfant prodige de Kabylie était un républicain né et démocrate dans l'âme.

Telle une étoile qui brille au milieu d'un amas et qui illumine le foyer des artisans des vers à
l'instar du grand Slimane Azem, Youcef Oukaci, Si Mohand ou Mohand, Lounis Ait Menguellet, Jean Amrouche et tant d'autres encore que l'on ne peut pas tous les citer tant la liste est longue.
Son engagement dans la chanson débute en 1978, lors de sa première K 7'' Yal Lferh-iw''.
Par la suite, une pléiade de cassettes tout les ans, des fois en deux volumes tant sa production était prolifique et ce jusqu'à sa mort.

Matoub a tout chanté, la misère, la faim, l'injustice, l'amitié, la fraternité pour tout les Algériens.
N'est-ce pas Matoub qui disait dans une chanson :

" A mes frères ! à l'Algérie entière !
Des montagnes du DjurDjura jusqu'au fin fond du désert, montrons notre courroux.
Montrons que nous nous aimons, mais sans porter atteinte aux consciences.
Mais porter un coup fatal, décisif, à ces soi-disant opposants ;
A ces fainéants de la nation qui se pavanent dans les salons de l'Occident
Et qui nous embourbent de boue de désillusion.
Et à ces gens sans entente qui sèment le trouble et la honte sur cette terre prospère,
Très chère, où beaucoup de mères ont souffert.
Qu'ils se taisent !
Qu'ils se taisent !
Mais qu'ils se taisent ! "

Le poète en est le porte-drapeau, n'est-ce pas ? Un éveilleur de conscience bien sûr. En se souvient que la poésie a enflammée toute la Kabylie lors de l'interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri sur la poésie berbère ancienne qui a même déclenchée quasiment une révolution.
En effet, c'est ce qui a donné naissance au " Printemps berbère " dont Lounès était un des artisans et une cheville ouvrière de ce mouvement, tant par ces actions que par ses animations de plusieurs galas à l'occasion de chaque commémoration de cet événement important qu'est l'anniversaire de cette date 20 avril 1980.

C'est encore lui qui a toujours combattu pour le triomphe de son identité et composa une chanson
pour les détenus du printemps berbère "Yeêzen El Oued Aissi ", chanson devenue un hymne pour la jeunesse kabyle assoiffée de liberté, attachée à sa langue, culture et démocratie.

Si aujourd'hui, je parle sur ce ton, c'est que Matoub Lounès, en toute objectivité, était quelqu'un de bon, gentil et serviable, de grand aussi, non seulement par la bonté et la grandeur de sa renommée mais par ses innombrables talents.

Mouloud Mammeri avait été très touché par les paroles de Jean Amrouche lorsqu'il lui dit notamment : " Je conçois et raisonne en français, mais je ne peux que pleurer en berbère. "

En plus de tous ses hommages parvenus de par le monde, sache bien Lounés, que nous avons tous pleuré dans toutes les langues et comme disait aussi Pierre de Ronsard :
"Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses ".

Un poète peut-il mourir ? Non, certes ! les gens de ta trempe ne meurent jamais.

Comme disait Dda Lmulud à propos du célèbre poète Si Mohand u Mhand :
"il y a des gens qui sont vivants, on dirait qu'ils sont morts et ils y a des gens qui sont morts et qui demeurent toujours vivants ."

" illa walbaev illa ulac-it,
illa wayev ulac-it illa ",

Keç a Lunes ulac-ik, telliv. "

En dépit des difficultés qui se sont dressées dans ton chemin, je suis sûr et certain que ton combat aboutira et les choses retrouveront leurs véritables places.

Ce poème que j'ai composé pour toi Lounes, est un hommage d'un poète à un autre poète.




(*) Recueil de poème à paraître prochainement.

S yur Yahia Yanes -Tamurt Leqvayel
Ouadhias centre 15450 - IWAVIYEN
Tizi-Ouzou.
Humaniste_sociologue@hotmail.com
Anthropologue_1990@yahoo.fr

(1) Ouvrage qui à paraître prochainement en deux tomes.
(2) Recueil de poèmes à paraître.


* L'auteur est poète et ancien enseignant de Tamazight et chercheur dans le domaine.

Ces ouvrages seront publiés prochainement.
 
Perdu de vue !
 
Agenda
 
 
L'équipe
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
Journalisée

le rebelle
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



Re : a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« Répondre #1 le: 06 Juin 2008 à 22:26:39 »

Journalisée

le rebelle
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



Re : a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« Répondre #2 le: 06 Juin 2008 à 22:28:18 »

http://www.monde-berbere.net/culture1.htm
association des berbere de bruxel
Journalisée

le rebelle
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



Re : a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« Répondre #3 le: 06 Juin 2008 à 23:09:00 »

Journalisée

le rebelle
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



Re : a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« Répondre #4 le: 19 Août 2008 à 14:33:57 »

La 6e édition du Festival de la poésie amazighe s’est ouverte hier à Timizart
Les poètes rendent hommage à Matoub Lounès
La salle de spectacles de la Maison de jeunes de la localité de Souk El Hed, chef-lieu de la commune de Timizart, s’est avérée trop exiguë, hier, pour contenir la grande foule qui l’a envahi à l’occasion de l’ouverture de la 6e édition du Festival de la poésie amazighe.

Ils sont venus des quatre coins de la région pour assister à la cérémonie d’ouverture de cette manifestation, dédiée cette année au chantre de la chanson kabyle, Matoub Lounès, ces jeunes se sont entassés dans la salle durant quelque deux heures pour y écouter les différents intervenants, qui se sont succédé sur la scène pour des brêves prises de parole.  Nna Aldjia, la mère du Rebelle, le directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou Ould Ali El Hadi, le maire de Timizart et les différents participants ont insisté, lors de leurs allocutions respectives, sur l’importance de la tenue de ce festival devenu une tradition pour les deux associations culturelles Youcef-Oukaci et Si Moh ou M’hend qui l’organisent chaque année depuis 2003. Nna Aldjia, a en outre, réitéré sa volonté d’aller jusqu’au bout pour démasquer les assassins de son fils “cela même si la vérité est bien connue par tout le monde” fait-elle remarquer. Ces interventions ont été ponctuée par un spectacle présenté par le ballet Yessis-Idurar. Vers 11h, il a été procédé à l’inauguration, dans l’enceinte même de la Maison de jeunes de la localité, d’une fresque à l’effigie de Matoub. Une belle œuvre, en fait, qui a attiré les regards de plus d’un. Une autre fresque a été également inaugurée à proximité du siège de l’APC locale sous les regard d’une foule qui est resté compacte malgré la chaleur qui se faisait sentir.  Il était environ midi et la journée ne faisait que commencer pour les hôtes de Timizart qui ont été ensuite invités à prendre l’un ou l’autre véhicule mis à la disposition des organisateurs.  Destinations Tala Bounane et Askif n’Tmana. Deux groupes se sont contribués pour se rendre sur les deux lieux où le dépôt des gerbes de fleurs était prévu sur le lieux de l’assassinat de Matoub et sur la tombe de Si Moh ou M’hand.  Cette première journée du festival devait se clôturer tard dans la soirée avec la tenue d’une rencontre avec les poètes participants. Une pièce théâtrale était également annoncée pour 19h. Le festival se poursuivra jusqu’à vendredi prochain. Bien que cette 6e édition a été lancée officiellement hier, l’accueil et l’arrivée des invités s’est effectué dimanche passé. Selon le président de l’association Youcef-Oukaci, Abdelah Arkoub que nous avons rencontré sur les lieux  des festivités “tout a été préparé afin que la manifestation se déroule dans les meilleures conditions. Sur ce registre, d’ailleurs, la couleur a été annoncée à l’occasion de la cérémonie d’ouverture qui s’est distinguée par une organisation parfaite.

Il est à noter que ce festival est initié en collaboration avec le HCA et la Direction de la culture de Tizi-Ouzou

revenir à la rubrique "L'événement"
Journalisée

le rebelle
baby77000
Djabed rouhou
****
Sexe: Homme
Messages: 300



Re : a la memoire du grand chantre de la cukture berbere(((elouenas )))
« Répondre #5 le: 24 Août 2008 à 21:57:07 »

Y a 10 ans Matoub fût assassiné
Ajouté le 23/06/2008 - Auteur : admin
Le 25 juin 1998, y a 10 ans Matoub fût assassiné en Kabylie dans des circonstances toujours pas élucidées aujourd’hui. La Kabylie orpheline de son enfant, mais n’oublions pas ces paroles si je viens à tomber dans un fossé, mon âme vous appellera. Peu import ce que nous pensons de la fondation qui porte et dirigée par sa sœur, reste la seule porte parole et les quelques associations culturelles ont concocté des nombreux programmes pour honorer sa mémoire.  Nous avons omis volontairement de parler des activités dans la capitale Française. Nous pensons qu’appeler une rue à Paris était pour des raisons politiciennes Franco-françaises et ils changeront de plaques et de veste autant de fois qu’il aura d’élections. Une plaque en Kabylie restera pour toujours.

 

Equipe toutbougie.com

Journalisée

le rebelle
Pages: [1] Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à: