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Fil de discussion: A Mr Le Prézidane (Lu 1980 fois)
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imdhfd
Ajdid

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bonjour Monsieur le prézidane, voilà jm'appele Padespoire,j'ai 22ans et j'habite un petit village qui s'appelle Tizi,je sai pas si ti connais c'est juste a quelque Km de Ihhadeden, tu sais la ville du Bejaia?!mais tu dois surement connaître vu que té prézidan de toute l'Algirie, défois je suis bête.
Toujours je parle trop moi, voilà Monsieur, je sais q'on ce monment tu as pas trop le temps, je te vois sur l'Entv tous les soirs avec Chikh Baba, Walah c'est pas facile ton metié, toujours t'es okipé, tout les jours ils te montrent entrain de travailler, tu travail tellement que les pauvres journalistes ils ont jamais le temps parler d'autre chose, toujours c'est toi pendant la demi heure.c'est pour ça ke moi j'ai un peu hésité à técrire, mais je me suis dit je tente ma chance onsijami.
En fait c'est aussi parce que je té vu sur l'Entv,tous les jours en ce moment tu faisais des trucs dans des villes, Tadchinates si tu vois ce que je ve dire, des écoles ,des maison des presques hôpitaux, des arrêt de bus ...aiquessétéra.Allah Ibarek!
Donc moi je me suis dis, comme messieu Lmir il cri partout que tu allais bientôt passer pas tres loin de chez moi, je vais l'invité et comme ça tu pourras Tedchines deux ou trois trucs qu'on a besoin, tu sais ici c'est un peut Lméziriya, le chomage, le logement, la sikiriti c'est la crise partou. Tu sais moi je vi avec mes patents, mes deux freres mariés,leurs 4 enfants, et ma petite soeur dans la maison de mon pére, et c'est pas toujours tres facile surtout kan tu ve regarder la parabole. kan je vois les machakile de mes frere je te jure j'ai plus envi de me mariés,...
il ya aussi l'école, pas pour moi bien sur car j'ai du arrêter pour travailler et aider mon pére,mais ma soeur elle, elle va encore a l'école mais c'est un peut loin,donc si tu pouvais aussi voir avec un bus pour leur faire le trajet wallah tu irais au paradis.
pour te recevoir, j'ai bien regarder l'Entv pour voir ce que les autres ils font et ceque tu aime, alors j'ai demander a mon grand pare de 95 ans de te lire un discours pour une OUDHA THANiA(que j'ai pas encore écrit), ma tante Wardia, elle, s'occupera des youyou,et les enfants du qurtiers seront aussi tous sur le bord de laroute pour crier comme sur l'Entv, mais ne t'approche pas beoucoup d'eux car il morde.
j'attends ta réponses le plus tôt possible, en attendons tu passes le bonjours a toute la famille et tu me tiens au courant.
Un algérien d'en bas. TiZi
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oxyntas
Ajdid

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tama3 itcheth oukedev
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sewamen
Ajdid

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baby77000
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Moscou : BOUTEFLIKA humilié 20/02/2008
La plupart des agences de presse ayant suivi la visite du chef de l’Etat algérien à Moscou ont relevé « l’outrage ». Dans l’union soviétique qui a formé POUTINE, la place occupée par un dirigeant ou un invité dans une tribune est un signe implacable lui signifiant sa promotion ou sa disgrâce.
Demandant en vain depuis de nombreuses années à être reçu à Washington BOUTEFLIKA essaye de se rendre visible auprès des adversaires des USA.
Pourtant, la visite a été achetée au prix fort : en plus du renouvellement hasardeux des contrats d’armements, l’entreprise Russian Rail Ways s’est vue adjuger un contrat de 1 milliards de dollars.
Photo d'El Moudjahed ayant éléminé le fonctionnaire russe
L’imperturbable quotidien El Moudjahid ne s’est y pas trompé : pour occulter l’affront il a tout simplement éliminé de la photo le sous-fifre russe qui accueillait BOUTEFLIKA à l’aéroport.
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le rebelle
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baby77000
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Actualités
Cynisme du pouvoir, humour de la jeunesse 07/02/2008
La rumeur courrait depuis quelques jours dans tous les quartiers d’Alger mais on ne savait pas s’il s’agissait d’une blague ou d’une info. Finalement il y a bien un groupe de jeunes harragas qui se sont regroupés pour exiger eux aussi….un troisième mandat du chef de l’Etat. Ironique, Mounir de Bab el Oued, explique : Ould Abbes (ministre de la solidarité nationale) offre des minibus à toutes les associations qui appellent à une présidence à vie de Bouteflika. J’espère qu’après notre déclaration en faveur du raïs il va nous donner…de bonnes barques.
Qui a dit que les jeunes Algériens n’avaient pas d’humour ?
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le rebelle
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bemol06
Ajdid

Messages: 6
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 une lettre bien décorée, j'espère que boutef te répondra 
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Journalisée
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baby77000
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« Bouteflika, une imposture algérienne ». Voilà un livre, effort intellectuel abouti, une exploration approfondie mais aussi et surtout lucide, qui disperse cette sorte d’encre de seiche dont Bouteflika s’entoure soigneusement et constamment pour ne pas avoir à apparaître et, donc, s’assumer dans sa véritable dimension. dimanche 15 février 2004. L’auteur, Mohamed Benchicou, journaliste et directeur du quotidien Le Matin , soumis, depuis plusieurs mois à un harassant harcèlement judiciaire, s’est interdit, écrivant, la « démesure » d’un coup de gueule. Il a « fouiné », re-convoqué l’histoire dans ce qu’elle a consigné comme témoignages véraces pour faire s’écrouler, irrésistiblement, l’icône - une illusion - que Bouteflika a ou s’est fait, jusque-là, habillement ériger. Le Larousse aurait dû, avant que n’écrive Benchicou, s’enrichir d’un vocable plus fort que « imposture » pour illustrer, dans son exacte acceptation, la préoccupation, maladive chez Bouteflika, à continuellement usurper tout, y compris à se fabriquer une notoriété de bravoure révolutionnaire quand, en vérité, son apport à la guerre de libération n’était que successifs manquements aux engagements. « Curieusement, les historiques seront les premiers à douter du passé guerrier de Bouteflika. A l’évocation, ils se trouvent même un accent méprisant. « Le commandant Abdelkader est une invention, tout comme la légende d’« Abdelkader El Mali ». « L’itinéraire de Bouteflika au maquis se résume à deux désertions dont on n’a jamais voulu parler », écrit Benchicou, reprenant le commandant Azzedine (p. 60).
La seule fonction retenue de Bouteflika durant la guerre de libération est celle de contrôleur au niveau de la wilaya V. « La fonction de contrôleur était propre à la wilaya V, explique le commandant Azzedine. C’était la seule wilaya dont la direction était installée au Maroc et qui, de ce fait, avait besoin d’agents d’inspection et de sensibilisation pour s’informer des troupes activant en Algérie ou aux frontières. » C’était entre 1957 et 1958. « Cette période fut la seule dont on peut dire qu’elle fut celle du maquis pour Bouteflika », témoigne, de son coté, Cherif Belkacem. Bouteflika n’avait que le grade de capitaine. Il ne sera décoré commandant que grâce à la « générosité » de Boumediene. Un grade de complaisance, en somme. « Bouteflika n’est devenu le commandant Si Abdelkader qu’au printemps 1962, à trois mois de l’indépendance. Rien ne l’y disposait, sauf Boumediene qui l’aurait imposé. »
Benchicou, témoignages à l’appui, démystifie cet attribut de gloriole que Bouteflika et ses thuriféraires aiment souvent à marteler, à savoir d’avoir structuré un front de lutte au Mali. L’affectation, nous apprend Benchicou, n’est, en vérité que punition. Affecté, fin 1960, à Ghardimaou, Bouteflika s’en est allé plutôt se balader en Espagne et en Italie. Des semaines durant. Il n’officiera, non plus, pas au Mali. « Tout n’a été que sornettes dans ce fameux front du Mali : le front lui-même, les troupes fictives et, surtout, le sobriquet ‘Abdelkader El Mali’, relève le commandant Azzedine, qui suivait l’opération depuis Ghardimaou. Bouteflika n’a supporté ni l’isolement ni les difficiles conditions de vie. Quelques semaines après que Kaïd Ahmed les eut installés, Abdelaziz Bouteflika disparut du Mali. Sans laisser d’adresse. Il n’a séjourné au Mali que le temps de déposer ses bagages. » Où était-il allé ?
« Azzedine mettra quarante-deux ans pour avoir la clé de l’énigme de la bouche d’un ami intime de Bouteflika : le fugueur vivait à Tanger, où il avait une relation sentimentale. » Deux fugues de suite, donc. Ceci, pour le passé. Revenu aux affaires en 1999, Bouteflika continuera à projeter une image de sa personne sous un prisme totalement déformant. A commencer par ce qu’il a cultivé comme image d’opposant à Chadli Bendjedid. Il n’a jamais été proche de Chadli comme durant son émigration à l’étranger. Il s’intéressa même à une des filles Bourokba (la belle-famille de Chadli) dont il apprit qu’elle était encore célibataire. « Il me chargea d’en savoir plus sur la demoiselle et je crois qu’il prévoyait de sérieusement faire alliance avec les Bourokba en y prenant femme », écrit Benchicou, citant Dehbi. Bouteflika se mariera, sans que personne ne le sache, en 1990. Bouteflika se maria un vendredi d’août 1990 dans un appartement de la rue Duc -des- Cars, à Alger. Il épousa Amal Triki, fille du diplomate Yahia Triki, alors premier conseiller à l’ambassade d’Algérie au Caire » (lire les détails de ce mariage en extraits). Benchicou, qui a plongé au-delà des apparences trompeuses de Bouteflika, nous éclaire aussi sur ce neveu « disparu du président ».
« Ce neveu disparu rendu célèbre par le président est en vérité le fils du demi-frère de Bouteflika, Mohamed. Ce dernier, né d’un premier mariage de la mère de Bouteflika, n’a jamais été accepté par la fratrie, qui l’a déshérité. Mohamed décédera sans que l’injustice ne fut réparée, et c’est en venant à Alger pour en savoir plus sur l’affaire que son fils, le fameux ‘neveu disparu’ de Bouteflika, trouvera la mort. De mauvaises langues de militaires aigris suggèrent d’orienter les recherches vers le jardin de la villa familiale des Bouteflika, à Sidi Fredj ».
Benchicou, par ailleurs, qui concède à Bouteflika un seul mérite, celui de lui avoir permis, en l’interdisant de sortie du territoire national, d’écrire ce livre, enrichit, à satiété, son ouvrage de révélations sur l’affaire Khalifa, entre autres entreprises pas du tout orthodoxes de Bouteflika. Le lecteur, qui pourra dès ce lundi tenir entre ses mains ce précieux ouvrage, saura aussi qu’au moment où le roi du Maroc s’est mis à l’idée et entrepris de chercher noise à l’Algérie, Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères, entretenait au Maroc, une décapotable pour l’apparat, un de ses amours marocaines.
S.A.I. , Le Soir d’Algérie
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le rebelle
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baby77000
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A l’adresse de ceux qui ont, presque aveuglément, cru au miracle, Bouteflika assène cette autre banderille assassine : « Je ne peux admettre des choses qui vont à l’encontre des intérêts de l’Algérie ( !) ». Le « niet présidentiel » ne signifie pas uniquement l’échec du dialogue engagé par le gouvernement avec les archs, mais aussi et surtout la désapprobation d’Ahmed Ouyahia et la disqualification de Belaïd Abrika et ses camarades. Complètement discrédités, ces derniers devraient, désormais, rentrer dans leur coquille et remettre le flambeau aux partis politiques et à ce qui reste du Mouvement culturel berbère. Mais dans ce cafouillage, somme toute attendu, c’est la Kabylie qui est précipitée dans les abysses d’une nouvelle crise. Consciente de sa débâcle, l’aile dialoguiste des archs a rendu publique, hier, une déclaration que d’aucuns qualifieraient de dernier baroud d’honneur. « Lors du meeting, tenu à Constantine (...), le chef de l’Etat a surpris le peuple algérien par de graves déclarations, provocatrices, calomnieuses et semant la division et la haine », peut-on lire dans la déclaration des archs. Visiblement abasourdis, les dialoguistes ont découvert un interlocuteur - le pouvoir - plus que jamais inflexible et verrouillé à l’émeri de tout pluralisme.
« Le jamais récurrent du chef de l’Etat quant à l’officialisation de tamazight est non seulement en violation des engagements de l’Etat du 15 janvier 2005 (protocole d’accord global entre le gouvernement et les archs, ndlr), plus grave encore, il met en péril l’unité de la nation algérienne », ont souligné les rédacteurs de la déclaration. « La délégation du mouvement citoyen considère que l’argumentaire sur lequel s’est appuyé le chef de l’Etat pour dénier le droit à l’officialisation de tamazight est insensé et truffé de contrevérités (...). Nombreux sont les Etats qui fonctionnent avec plusieurs langues officielles : l’Afrique du Sud, avec ses onze langues officielles, est l’exemple le plus édifiant. » Les dialoguistes ne semblent pas désespérés pour autant. « La délégation du mouvement citoyen interpelle le chef de l’Etat quant aux raisons de cette insensée volte-face de nature à miner les fondements de la nation et à hypothéquer son avenir. A quels types de pressions obéit ce revirement ? », se sont-ils naïvement interrogés. En prenant à témoin « l’opinion nationale et internationale et tout en exigeant le respect de l’accord global signé le 15 janvier 2005 », l’aile dialoguiste des archs a « réaffirmé sa détermination à faire aboutir pacifiquement les revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur et ne saurait céder sur cette revendication phare portée par plusieurs générations ».
Une crédibilité enterrée à Constantine
Pour Ferhat Mehenni, premier responsable du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), « le pouvoir, en entamant le dialogue avec une aile minoritaire des archs, ne faisait que manœuvrer de sorte à amener les Kabyles à voter au référendum du 29 septembre ». En fin connaisseur de la nature du régime, le leader autonomiste ne se fait pas d’illusion : « Il n’a jamais été question dans les hautes sphères de décision d’officialiser la langue amazighe. Ouyahia le savait et se jouait de ses partenaires, novices en négociation. » Néanmoins, ce qui apparaît comme la perspective la plus plausible pour le moment, aux yeux de Ferhat Mehenni, est « le débarquement d’Ouyahia des commandes du gouvernement pour fin de mission ». Ceux qui se rappellent du dialogue engagé par l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, avec les « anciens faux dialoguistes », trouveraient l’analyse de Ferhat d’une pénétrante lucidité. On se rappelle comment Bouteflika, en « prévisionniste », avait piégé, avant l’heure, celui qui sera, quelques mois plus tard, son principal rival en lui confiant le « bourbier kabyle ». L’opportunité d’une révision constitutionnelle et la perspective d’un troisième mandat pour Bouteflika devraient, dans la logique du Président, entraîner dans leur sillage « l’élimination politique » d’un ambitieux appelé Ahmed Ouyahia. « Prenant en considération tous ces éléments, on peut dire qu’il n’y a eu ni dialogue ni acquis. » Avec des exemples concrets, le patron du MAK a apporté la contradiction au chef de l’Etat qui a affirmé, jeudi dernier, à Constantine qu’il n’y a aucun pays au monde possédant deux langues officielles. « Il me paraît que le chef de l’Etat dit une contre vérité dans la mesure où la Suisse en a quatre, la Belgique deux, le Canada deux aussi et le dernier exemple en date est l’Irak avec deux langues officielles, à savoir le kurde et l’arabe. Ou Bouteflika a perdu la notion des réalités internationales ou bien il veut prendre les Algériens pour des nigauds », a-t-il asséné. Le Front des forces socialistes (FFS), qui n’a jamais cessé de dénoncer les archs, a saisi cette occasion pour les clouer au pilori. « Le chef de l’Etat vient de signer la fin de mission à une structure dont la mission était de terrasser politiquement la Kabylie. Le temps a donné raison au FFS et l’a conforté dans ses positions », a souligné, Karim Tabbou, secrétaire national à la communication. Revenant au discours de Bouteflika, M. Tabbou a estimé que « le FFS voit s’exprimer l’allergie du chef de l’Etat à l’égard de tout pluralisme, d’où son aversion pour une autre langue officielle aux côtés de l’arabe ». Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l’autre adversaire déclaré des archs dialoguistes, en qualifiant le dialogue archs-gouvernement de « mascarade », a estimé par ailleurs que « le pouvoir politique a utilisé sa propre clientèle sous le sceau de la corruption ». Selon Mohamed Khendak, chargé de communication au RCD, « le chef de l’Etat cherche à soudoyer les Algériens pour aller voter massivement le 29 septembre aux fins de faire de ce référendum un plébiscite ». Notre interlocuteur trouve, toutefois, la déclaration du Président selon laquelle aucun pays au monde ne dispose de deux langue officielles contraire à la vérité. Pour appuyer ses dires, Khendak cite à son tour la nouvelle Constitution irakienne qui consacre deux langues officielles. « En tout état de cause, nous ne sommes pas à une incohérence près dans les discours des pouvoirs politiques », a-t-il tranché. L’aile antidialoguiste des archs, par la voie de Rabah Boucetta, a estimé que « ces gens (les dialoguistes, ndlr) ont un cahier des charges bien défini. Leur mission est de mettre à genoux un mouvement né dans la douleur et de contribuer à normaliser une région synonyme de la contestation populaire ». Boucetta a déclaré savoir, dès le début, qu’aucun point de la plate-forme d’El Kseur ne sera arraché. « Il est clair aujourd’hui que la Présidence est contre le dialogue. La preuve, à chaque fois qu’une décision est prise, le lendemain est démentie par les services de la Présidence. Bouteflika est fidèle à lui même », a-t-il conclu.
A. Benchabane
Discours à la carte
La campagne électorale sur le « projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale » tire à sa fin, laissant les citoyens à leurs interrogations, inquiétudes et peurs pour ce saut dans l’inconnu auquel on les y invite. Cette campagne qui a mobilisé d’imposants moyens était censée aider les Algériens à voir plus clair quant au contenu et à la finalité du projet politique soumis à référendum, à mieux cerner ses enjeux. Après plusieurs semaines de campagne ininterrompue qui confine à l’overdose, les Algériens sont-ils aujourd’hui mieux édifiés qu’ils ne l’étaient sur les bienfaits proclamés de ce projet ? Les appréhensions apparues dans la société ont-elles été dissipées ? Rien n’est moins sûr. Les discours politiques de campagne développés au cours des différents meetings ont contribué à créer une véritable confusion dans les esprits. Les citoyens sont, en effet, carrément déroutés par la non-visibilité politique qui transparaît des différents discours - car il y a pluralité de discours - autour desquels le chef de l’Etat, les chefs de parti et les représentants des organisations-satellites du Pouvoir ont structuré leurs interventions lors de leurs meetings populaires. On a tout vu au cours de cette campagne : des chefs de parti de la majorité présidentielle se planter des banderilles dans le dos, se démentir au détour de chaque meeting, s’autoriser des lectures partisanes du projet de charte, voire mieux : anticiper sur l’avenir allant jusqu’à annoncer des décisions qui sont du ressort exclusif du président de la République, comme la perspective évoquée par Belkhadem sur le ton de la certitude d’une prochaine loi d’amnistie officiellement rejetée par Bouteflika. Le président de la République s’est, lui aussi, laissé aller à ce jeu politique qui sacrifie le devoir de vérité et le parler vrai au peuple à la recherche des faux consensus et des solutions faciles et fragiles. Il ne suffit pas d’être un éminent spécialiste en communication pour déceler derrière l’apparente unicité du discours de Bouteflika des idées qui se bousculent confusément, s’entrechoquent, se contredisent jusqu’à rendre le message véhiculé inintelligible, peu cohérent, déroutant, donnant lieu à des lectures politiques tous azimuts et parvenant dans une forme chahutée et contre-productive aux destinataires, à l’opinion publique. Le Président Bouteflika donne la nette impression de délivrer des discours à la carte. Tout le monde guettait sa réponse sur l’officialisation de tamazight lors de sa toute récente visite à Tizi Ouzou. C’est à partir de Constantine, chassant sur les terres identitaires de cheikh Abdelhamid Ben Badis, qu’il proclamera solennellement que l’arabe est et sera la seule langue officielle, alors qu’il n’avait même pas eu le temps de savourer le « succès » de sa visite en Kabylie.
Bensalem Sofiane
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le rebelle
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Quand Bouteflika sanctionne la Kabylie : Des projets économiques délocalisés de Bejaia et Azzefoun le 17 Février, 2008 15:50:00 | 5051 lecture(s) | Voir Réactions Ajuster la taille du texte: La raffinerie de pétrole de Bejaia sera, selon toute vraisemblance, délocalisée malgré toutes les expertises (Sonatrach compris) qui donnaient Bejaia comme site privilégié (existence de pipeline, port pétrolier…). Une autre étude commandée par le ministère de l’énergie à un bureau d’études étranger qui a coûté 3 millions de dollars au trésor public est arrivée aux mêmes conclusions que celles de Sonatrach.
S’étant saisi du dossier, le député Djamel FERDJELLAH apprend que le conseil du gouvernement à l’époque d’Ouyahia a entériné le choix des bureaux d’études en retenant l’implantation de la raffinerie à Bejaia. Transféré sur Tiaret, la réalisation patine depuis plus de deux ans à cause de contraintes techniques et surtout l’absence d’adduction d’eau dont le projet nécessite des quantités considérables.
Dans le même temps une centrale thermoélectrique devant approvisionner toute la région d’Azzefoun vient d’être délocalisée cette semaine alors que toutes les études ont été finalisées. A noter que sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue dans le nouveau port d’Azzefoun. Les élus locaux informés par M.Hamdani, émissaire du ministère de l’agriculture, venu signifier le blocage du projet s’apprêtent à organiser la réplique à cette entreprise d’étouffement économique et énergétique.
Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel, délocalisation consécutive aux désordres et abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendent toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné à la Kabylie. Non content de ne rien programmer, Bouteflika bloque les
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Après ses déclarations à Constantine sur tamazight
Bouteflika ébranle la Kabylie El Watan, 24 septembre 2005
En déclarant, avant-hier à Constantine, que « l’arabe restera la seule langue officielle de l’Algérie », le chef de l’Etat a brutalement désavoué son chef du gouvernement et l’aile dialoguiste des archs. « Il n’y a aucun pays au monde possédant deux langues officielles et ce ne sera jamais le cas en Algérie où la seule langue officielle, consacrée par la Constitution, est l’arabe », a clamé le président de la République.
A l’adresse de ceux qui ont, presque aveuglément, cru au miracle, Bouteflika assène cette autre banderille assassine : « Je ne peux admettre des choses qui vont à l’encontre des intérêts de l’Algérie ( !) ». Le « niet présidentiel » ne signifie pas uniquement l’échec du dialogue engagé par le gouvernement avec les archs, mais aussi et surtout la désapprobation d’Ahmed Ouyahia et la disqualification de Belaïd Abrika et ses camarades. Complètement discrédités, ces derniers devraient, désormais, rentrer dans leur coquille et remettre le flambeau aux partis politiques et à ce qui reste du Mouvement culturel berbère. Mais dans ce cafouillage, somme toute attendu, c’est la Kabylie qui est précipitée dans les abysses d’une nouvelle crise. Consciente de sa débâcle, l’aile dialoguiste des archs a rendu publique, hier, une déclaration que d’aucuns qualifieraient de dernier baroud d’honneur. « Lors du meeting, tenu à Constantine (...), le chef de l’Etat a surpris le peuple algérien par de graves déclarations, provocatrices, calomnieuses et semant la division et la haine », peut-on lire dans la déclaration des archs. Visiblement abasourdis, les dialoguistes ont découvert un interlocuteur - le pouvoir - plus que jamais inflexible et verrouillé à l’émeri de tout pluralisme. « Le jamais récurrent du chef de l’Etat quant à l’officialisation de tamazight est non seulement en violation des engagements de l’Etat du 15 janvier 2005 (protocole d’accord global entre le gouvernement et les archs, ndlr), plus grave encore, il met en péril l’unité de la nation algérienne », ont souligné les rédacteurs de la déclaration. « La délégation du mouvement citoyen considère que l’argumentaire sur lequel s’est appuyé le chef de l’Etat pour dénier le droit à l’officialisation de tamazight est insensé et truffé de contrevérités (...). Nombreux sont les Etats qui fonctionnent avec plusieurs langues officielles : l’Afrique du Sud, avec ses onze langues officielles, est l’exemple le plus édifiant. » Les dialoguistes ne semblent pas désespérés pour autant. « La délégation du mouvement citoyen interpelle le chef de l’Etat quant aux raisons de cette insensée volte-face de nature à miner les fondements de la nation et à hypothéquer son avenir. A quels types de pressions obéit ce revirement ? », se sont-ils naïvement interrogés. En prenant à témoin « l’opinion nationale et internationale et tout en exigeant le respect de l’accord global signé le 15 janvier 2005 », l’aile dialoguiste des archs a « réaffirmé sa détermination à faire aboutir pacifiquement les revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur et ne saurait céder sur cette revendication phare portée par plusieurs générations ». Une crédibilité enterrée à Constantine
Pour Ferhat Mehenni, premier responsable du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), « le pouvoir, en entamant le dialogue avec une aile minoritaire des archs, ne faisait que manœuvrer de sorte à amener les Kabyles à voter au référendum du 29 septembre ». En fin connaisseur de la nature du régime, le leader autonomiste ne se fait pas d’illusion : « Il n’a jamais été question dans les hautes sphères de décision d’officialiser la langue amazighe. Ouyahia le savait et se jouait de ses partenaires, novices en négociation. » Néanmoins, ce qui apparaît comme la perspective la plus plausible pour le moment, aux yeux de Ferhat Mehenni, est « le débarquement d’Ouyahia des commandes du gouvernement pour fin de mission ». Ceux qui se rappellent du dialogue engagé par l’ancien chef du gouvernement, Ali Benflis, avec les « anciens faux dialoguistes », trouveraient l’analyse de Ferhat d’une pénétrante lucidité. On se rappelle comment Bouteflika, en « prévisionniste », avait piégé, avant l’heure, celui qui sera, quelques mois plus tard, son principal rival en lui confiant le « bourbier kabyle ». L’opportunité d’une révision constitutionnelle et la perspective d’un troisième mandat pour Bouteflika devraient, dans la logique du Président, entraîner dans leur sillage « l’élimination politique » d’un ambitieux appelé Ahmed Ouyahia. « Prenant en considération tous ces éléments, on peut dire qu’il n’y a eu ni dialogue ni acquis. » Avec des exemples concrets, le patron du MAK a apporté la contradiction au chef de l’Etat qui a affirmé, jeudi dernier, à Constantine qu’il n’y a aucun pays au monde possédant deux langues officielles. « Il me paraît que le chef de l’Etat dit une contre vérité dans la mesure où la Suisse en a quatre, la Belgique deux, le Canada deux aussi et le dernier exemple en date est l’Irak avec deux langues officielles, à savoir le kurde et l’arabe. Ou Bouteflika a perdu la notion des réalités internationales ou bien il veut prendre les Algériens pour des nigauds », a-t-il asséné. Le Front des forces socialistes (FFS), qui n’a jamais cessé de dénoncer les archs, a saisi cette occasion pour les clouer au pilori. « Le chef de l’Etat vient de signer la fin de mission à une structure dont la mission était de terrasser politiquement la Kabylie. Le temps a donné raison au FFS et l’a conforté dans ses positions », a souligné, Karim Tabbou, secrétaire national à la communication. Revenant au discours de Bouteflika, M. Tabbou a estimé que « le FFS voit s’exprimer l’allergie du chef de l’Etat à l’égard de tout pluralisme, d’où son aversion pour une autre langue officielle aux côtés de l’arabe ». Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), l’autre adversaire déclaré des archs dialoguistes, en qualifiant le dialogue archs-gouvernement de « mascarade », a estimé par ailleurs que « le pouvoir politique a utilisé sa propre clientèle sous le sceau de la corruption ». Selon Mohamed Khendak, chargé de communication au RCD, « le chef de l’Etat cherche à soudoyer les Algériens pour aller voter massivement le 29 septembre aux fins de faire de ce référendum un plébiscite ». Notre interlocuteur trouve, toutefois, la déclaration du Président selon laquelle aucun pays au monde ne dispose de deux langue officielles contraire à la vérité. Pour appuyer ses dires, Khendak cite à son tour la nouvelle Constitution irakienne qui consacre deux langues officielles. « En tout état de cause, nous ne sommes pas à une incohérence près dans les discours des pouvoirs politiques », a-t-il tranché. L’aile antidialoguiste des archs, par la voie de Rabah Boucetta, a estimé que « ces gens (les dialoguistes, ndlr) ont un cahier des charges bien défini. Leur mission est de mettre à genoux un mouvement né dans la douleur et de contribuer à normaliser une région synonyme de la contestation populaire ». Boucetta a déclaré savoir, dès le début, qu’aucun point de la plate-forme d’El Kseur ne sera arraché. « Il est clair aujourd’hui que la Présidence est contre le dialogue. La preuve, à chaque fois qu’une décision est prise, le lendemain est démentie par les services de la Présidence. Bouteflika est fidèle à lui même », a-t-il conclu.
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