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baby77000
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salut a tous, salut mass en sen. Mon beau pays: la Kabylie
I - La Kabylie est une région montagneuse du nord de l'Algérie que l'on divise parfois en la Grande kabylie ou Haute Kabylie ou Kabylie du Djurdjura, avec pour principale ville Tizi Ouzou et la Petite Kabylie ou Basse Kabylie ou encore Kabylie des Babors, dominée par la ville de Béjaïa ainsi que la Kabylie méridionale, avec pour centre Bouira. Ces ensembles, dénommés par références à l'altitude ou aux monts qui les dominent possèdent une unité physique mais surtout humaine, la principale étant l'usage de la langue berbère. Il faut cependant
II - Le relief kabyle est très accidenté, avec des chaînes hérissées de pics, le plus haut, le mont Lalla Khadidja, sur le Djurdjura, culmine à 2 308 m. Par ailleurs, les torrents ont creusé dans la roche des gorges qui, à l'exemple des gorges de Kherrata, dressent, sur 8 km de longueur, leurs parois verticales. Exposée sur le versant nord aux vents humides soufflant de l'Atlantique, la montagne kabyle est l'une des plus arrosées d'Algérie, elle connaît aussi, à cause de l'altitude, de fortes chutes de neige, ce qui a valu au Djurdjura le surnom de adrar Bbedfel, (la Montagne de la neige). Les populations se souviennent de l'hiver 2004-2005 au cours duquel les villages ont été coupés du reste du pays pendant une semaine, l'approvisionnement se faisant par hélicoptères. L'abondance des précipitations, mais aussi la qualité des sols siliceux favorisent la végétation, notamment les forêts qui, en dépit des bombardements de la guerre de Libération et les incendies, occupent encore de vastes superficies. Sur les pentes en altitude moyenne, dominent les chênes avec pour principales variétés le chêne zen, (quercus mirbeckii), le chêne afarés (quercus castaneafolia) et le chêne à glands doux ou chêne ballout.
III - Le gland doux a constitué, autrefois, en période de famine, un aliment de la population kabyle, à l'exemple de la châtaigne en Europe. A plus de 1500 m d'altitude, c'est le cèdre qui domine. Mais les arbres caractéristiques de la Kabylie sont l'olivier et le figuier, arbres Méditerranéens,cultivés depuis les temps les plus anciens en fournissant,jusqu'à une époque encore récente, des aliments de baseaux populations : l'olive et la figue, consommées comme fruits frais en période de récolte et comme fruits secs, durant le reste de l'année, à l'exemple de la datte dans les régions sahariennes. D'autres arbres comme le frêne, sont d'un apport important. Outre les ceps de vigne qu'il porte, il fournit un bon fourrage pour le bétail et son bois est utilisé pour la confection d'ustensiles et d'instruments aratoires traditionnels. Le recul de la forêt a entraîné le recul de nombreuses espèces animales. Ainsi le lion, qui hantait autrefois les cimes du Djurdjura, a disparu. Toutefois, jusqu'au début des années 1940, des lions ont été signalés jusqu'à l'entrée des villages. Le lynx subsiste encore mais il est devenu extrêmement rare.
IV- Autre particularité du paysage kabyle : les villages, construits généralement, pour des raisons stratégiques évidentes, sur les pitons des montagnes. Il s'agit d'agglomérations souvent importantes (de 500 à quelques milliers d'habitants), faites de maisons à un étage, en pierres taillées, serrées les unes contre les autres et couvertes de tuiles. Depuis l'indépendance, ce type d'habitat est progressivement abandonné au profit de maisons de type citadin.
Jusqu'à une époque relativement récente, la Kabylie a gardé ses coutumes et son droit coutumier (l'aâda), droit oral, conservé par la seule mémoire et transmis de génération en génération. Au plan de l'organisation politique, chaque village formait de petites républiques, parfois regroupées en confédérations.
Le village était l'administration de base, il était divisé en fractions, la tribu étant l'union de plusieurs fractions, souvent regroupées autour d'un ancêtre éponyme commun et ayant des obligations réciproques (archs). Des tribus pouvaient s'unir pour former des confédérations de tribus (taqbilt). Enfin, à certaines périodes, notamment durant les guerres, des fédérations de tribus s'unissaient et, la crise passée, se défaisaient. Cette organisation vieille de plusieurs siècles a été détruite par la colonisation française. Aujourd'hui, la Kabylie, comme les autres régions de l'Algérie,est intégrée dans le cadre politique et administratif algérien.
V - (voir Azeffoun, Béjaïa, Dellys, Djemaâ Saharidj,Tigzirt, Tiklat) La montagne kabyle a été peuplée dès la préhistoire, ainsi qu'en attestent les restes d'industries lithiques et les sites de peintures rupestres, disséminés à plusieurs endroits. Le site le plus connu est Ifira, grotte située entre les villages d'Aourir et d'Ifigha, sur le versant ouest de la montagne d'Aourir. La grotte, qui contient une inscription libyque, a été signalée, en 1909, par S. Boulifa, puis décrite, la même année, par R. Basset.
L'inscription est ornée de la représentation stylisée d'un être humain, les jambes écartées et les bras en croix et de la silhouette d'un animal dont la tête a été effacée. Il faut citer aussi la fameuse stèle d'Abizar, qui représente un cavalier numide. Ni les Puniques ni les Romains ne semblent avoir pénétré la montagne surnommée Mons Ferratus (la Montagne de Fer), à cause justement de ce refus de pénétration étrangère. En revanche, les régions côtières n'ont pu échapper à leur domination Ainsi, les pointes qui font barrage au vent et les baies protégées, propices à la navigation, ont été prises pour escale par les navigateurs phéniciens, puis carthaginois. Les romains ont repris les anciens comptoirs carthaginois et les ont développés, au point d'en faire des cités importantes.
VI - Certaines cités étaient antérieures à la présence romaine et sans doute carthaginoise. C'est le cas de Rusuccuru (Dellys), Certes connue comme comptoir phénicien sous le nom de Cissi, mais préexistant sans doute à une agglomération berbère. Au premier siècle avant J.-C., elle faisait partie du royaume de Maurétanie du roi Bocchus. Celui-ci a eu l'intelligence, dans la querelle qui opposait César à Pompée, de prendre position pour les Césariens. Après la victoire de César, Bocchus a pu garder ses villes, dont Rusuccuru. Au Ier siècle de l'ère chrétienne, Rusuccuru s'étant encore rangée du côté du vainqueur dans la révolte d'Aedemon, ne subit pas de représailles. C'est d'ailleurs en récompense de sa fidélité que l'empereur Claude lui accordera le droit de cité, la transformant en municipe de droit romain et les notables ont acquis la citoyenneté romaine avec le privilège d'administrer la ville. Les autres villes romaines de la côte kabyle, ne semblent pas avoir été très importantes. Ainsi, Iomnium (Tigzirt) et Rusippisir (Taksebt) n'étaient peut-être que des pagi (circonscriptions rurales) ou des castella (petites villes fortifiées chargées de la défense d'une ville plus importante), dépendant de Rusuccuru. Elles n'étaient pas moins anciennes et devaient déjà exister à l'époque punique.
VII - On exceptera Saldae (Béjaïa) qui était dans l'antiquité un mouillage phénicien avant de devenir une cité numide importante. Après la défaite de Jugurtha, la Numidie et la Maurétanie sont annexées par les Romains et Béjaïa fait partie des colonies créées par Auguste en 33 avant J.-C. Cependant, quelques années plus tard, le même Auguste va céder la province de Maurétanie à Juba II, en dédommagement des Etats qu'il avait perdus et qui avaient été annexés à l'Empire. Mais après l'annexion du royaume de Maurétanie. Saldae retombe sous la domination romaine. Selon les témoignages,elle a été une ville prospère avant de connaître, à la suite des guerres causées par les schismes religieux, la décadence. Au vu de ses ruines, une autre ville semble avoir été importante, Tubusuptus, appelée également Tubuscum Oppidum, à huit lieues de Saldae. Mais on a peu de renseignements sur elle, la ville n'étant citée qu'à propos de la guerre de Tacfarinas en 25 de l'ère chrétienne. Le prince berbère avait occupé la région de la Nasava (Soummam) et assiégé Tubusuptus, avant que le proconsul Dollabela, à la tête de grands renforts, ne le force à lever le camp. Trois siècles après, c'est au tour de Firmus, un autre prince maure, de prendre Tubusuptus pour place forte, avant d'être livrée. (M. A. Haddadou/ quotidien INFOSOIR )
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