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LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« le: 06 Juin 2008 à 15:23:05 »


Algerie : La révolte citoyenne en Kabylie, Liste des victimes du printepms noir (avril 2001).
Par chelhab, dimanche 20 avril 2008 à 14:07 dans Général / Actualité
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la revolte citoyenne en kabylie declenchée apres l'assassinat dans l'enceinte de la brigade de gendarmerie de beni douala(wilaya de tizi'ouzou)du jeune lycéen GUERMAH MASSINISSA et qui est suivie d'une liste de revendications democratiques et linguistiques resumée dans la plate forme d'el kseur,cette revolte a eté violement reprémée et a couté la vie à quelques 120 jeunes.
Liste non exhaustive des victimes des émeutes Avril 2001 - Février 2003

1. Abdou Mdouad, 19 ans, tué par balles par un policier le 1er décembre 2002 à Azzaba (Skikda) lors d'une manifestation de protestation.
2. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch (Béjaïa), tué d'une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu'il était attablé dans un café le 26 juin 2001.
3. Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou) de trois balles au thorax et à l'abdomen.
4. Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles le vendredi 25 mai 2001 par les brigades anti-émeutes, près de la daïra de Tazmalt (Béjaïa).
5. Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d'une balle dans la tête à Tizi Rached (Tizi-Ouzou) par un gendarme.
6. Aït Aba née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia (Aïn El Hammam), tuée le 28 avril 2001 par des gendarmes à Aïn El Hammam alors qu'elle était au domicile d'une amie, situé au 5e étage d'un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).
7. Ait Mansour Saddek dit Nabil, grièvement blessé par balles à la tête par les services de sécurité le 4 novembre 2002 à Seddouk (Bejaia) succombe à ses blessures le 14 février 2003 à l’hôpital de Tizi-Ouzou après 105 jours de coma.
8. Akkouche Abderrahmane (ou Abdelaziz), 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.
9. Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
10. Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou).
11. Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 d'une balle dans la tête à Fréha (Tizi-Ouzou).
12. Amini Karim, jeune citoyen de Maatkas (Tizi-Ouzou), est tué par balle par un commerçant du village le 8 octobre 2002 suite à une manifestation pour protester contre les "élections" communales.
13. Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations à El Asnam (Bouira) le 28 avril 2001.
14. Arab Noureddine (ou Nacereddine), 25 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
15. Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l'hôtel Le Palace.
16. Aribi Abdelkader, 81 ans, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
17. Aribi Yamina, 71 ans, épouse d'Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
18. Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.
19. Asbaï Yahia, 19 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
20. Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Aïn Legradj (Béni-Ouartilane - Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l'hôpital de Sétif.
21. Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d'Aït Azouane, tué d'une balle dans la tête le 28 avril 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
22. Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l'hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.
23. Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Béni Douala (Tizi-Ouzou), Grièvement blessé par arme blanche par des inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.
24. Bélaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Béjaïa) le 28 avril 2001
25. Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
26. Belkacem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) par un gendarme alors qu'il tentait de porter secours à un blessé.
27. Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
28. Bellahcène Rachid, 14 ans, collégien, grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa) succombe à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital
29. Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).
30. Benattou Idriss, 30 ans, marié, grièvement blessé par une grenade lacrymogène, avant d'être violemment heurté par un camion de police le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa), succombe à ses blessures de 30 mars à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
31. Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Bouira).
32. Bensalem Mourad, 31 ans tué le 28 avril 2001 d'une balle dans la tête à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
33. Bettar Lyés, 17 ans, originaire de Tiliouacadi, près de Sidi Aïch (Béjaïa), grièvement blessé le jeudi 21 mars 2002 à la tête d'une balle de Seminov, lors des émeutes de Chemini (Béjaïa), succombe à ses blessures à l'hôpital de Tizi-Ouzou où il a été transféré.
34. Bouarab Samir, tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
35. Boughrara Arezki, 28 ans, tué d'une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou).
36. Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas (Tizi Ouzou), bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
37. Boukhedad Kamel, 15 ans, tué de trois balles dans le dos, tirées par le chef de brigade de gendarmerie de Seddouk (Béjaïa) le 25 avril 2001.
38. Bouremoua Zahir dit Djamel, 21 ans est mortellement blessé par balle par un policier à Toudja (Béjaïa) le 9 octobre 2002 (veille des “élections” communales).
39. Brahmi Saddek, 35 ans tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).
40. Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille, le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.
41. Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Béjaïa), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l'hôpital d'Akbou.
42. Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Béni Yenni et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l'hôpital de Aïn Naâdja d'Alger.
43. Chilla (ou Chima) Farid, 28 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).
44. Chilla (ou Chima) Nacer, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (W. Béjaïa).
45. Chirani Ali, gardien à la direction de l'action sociale (DAS) de Khenchela, mort suite à un traumatisme crânien le 19 juin 2001. Il avait reçu un pavé sur la tête lors des émeutes dans la ville.
46. Daïd Mebarek, 42 ans, marié et père de 03 enfants, tué d'une balle dans le cou le 28 avril 2001 à Irdjen (Tizi-Ouzou). 47. Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi Ouzou) tué le jeudi 21 juin 2001 par balles par des gendarmes suite aux émeutes provoquées dans la ville.
48. Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi Ouzou).
49. Feddi Lamara, 25 ans, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.
50. Ghorab Djamel (ou Djallal), 13 ans, demeurant à Aïn M'lila (Oum El Bouaghi), tué par balles le 19 juin 2001 par un responsable d'une société nationale (SNLB), suite à l'attaque de son domicile par des manifestants.
51. Guendoud Amar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou).
52. Guermah Mohamed Massinissa, 19 ans, lycéen à Béni Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le lendemain à l'hôpital Mustapha d'Alger.
53. Haddad Nadir, 26 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa)
54. Hamache Arezki, 32 ans, tué le 28 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
55. Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001.
56. Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou) par des gendarmes.
57. Hamidechi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït (Tizi-Ouzou), succombe à ses blessures.
58. Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït. (Tizi-Ouzou)
59. Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d'une rafale de kalachnikov à Béni Mohli (Sétif) le 27 avril 2001.
60. Hamza Rachid, tué le 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).
61. Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d'une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l'Amirauté d'Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s'apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l'hôpital Mustapha.
62. Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d'Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Béni Douala (Tizi-Ouzou) grièvement blessé lors de l'assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.
63. Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.
64. Hassan Noureddine, 17 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa).
65. Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d'Ighzer Amokrane (Béjaïa), grièvement blessé par balles le 19 juin 2001, succombe à ses blessures de 20 juin à l'hôpital d'Akbou.
66. Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
67. Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. Son cadavre est retrouvé à la morgue de l'hôpital d'El Harrach.
68. Ifis Ramdane, originaire d'Ighram (Béjaïa) tué le 6 juin 2001.
69. Irchane Kamel, 27 ans, originaire d'Aït Aïssi (Yakouren), tué le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou) par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu'il portait secours à un blessé.
70. Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
71. Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi-Ouzou), tué par balles le jeudi 21 juin par des gendarmes.
72. Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.
73. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
74. Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.
75. Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
76. Makhmoukhen Kamal, 18 ans, tué de deux balles dans le dos tirées par des gendarmes le mercredi 25 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa) selon le témoignage de sa famille.
77. Malek Kamel, 24 ans, journalier, originaire de Timézouine Chorfa, tué d'une balle dans le thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).
78. Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
79. Mehadi Mustapha, 30 ans, cuisinier de profession, tué d'une balle dans le thorax, le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou).
80. Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d'un enfant, grièvement blessé d'une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Béjaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l'hôpital d'Akbou.
81. Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N'Chebiha, près de Tigzirt (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
82. Mesbah Abdelkrim, dit Krimo, 20 ans, originaire de Guendouz, près d'Ighil Ali (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 près de l'hôpital d'Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de sa famille et de ses amis.
83. Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Béjaïa) le vendredi 25 mai 2001.
84. Meziani M'Henni, 19 ans, lycéen, originaire d'Iloula, tué le 28 avril 2001 à Boubhir, près de Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
85. Mimoun Charf Eddine Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001 à Tichy (Béjaïa).
86. Mokdaden Djamel, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
87. Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
88. Mokrab Oulbane, dit Azeddine, 23 ans, tué le 28 avril 2001 par balle par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
89. Morsli Baghdad, demeurant à Labiod Sidi Cheikh (El Bayadh), tué d'une balle dans la nuque le 4 octobre 2001 par un policier selon le témoignage de ses proches lors des émeutes qui avaient éclaté dans cette localité.
90. Mouter Sofiane, 21 ans, tué d'une balle au thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).
91. Naâmane Tewfik, 25 ans, originaire d'Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz (Boumerdés), alors qu'il se dirigeait à la marche du 14 juin à Alger.
92. Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou), alors qu'il participait à l'évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.
93. Naït Lamara Mohand El Hocine, 19 ans, lycéen, originaire du village d'Abouhassant, près d'Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou) est tué le 28 mars 2002 par balle lors d'affrontements près de la brigade de gendarmerie d'Abi Youcef (Aïn El Hammam).
94. Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l'incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l'hôpital Mustapha.
95. Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l'hôtel Le Palace.
96. Ouahab Rachid , 17 ans, lycéen, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou) par des gendarmes d'une balle dans la tête.
97. Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 12 mai à l'hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.
98. Rahim Karim, 20 ans, employé à l'hôtel Thiniri de Boghni (Tizi-Ouzou), poignardé par un manifestant le 28 avril 2001 lors du saccage de l'établissement.
99. Rihane Mohamed, 18 ans, originaire d'Almabouamane, près de Timizart (Tizi-Ouzou), grièvement blessé à la tête lors d'un tabassage par les services de sécurité le 26 mars 2002 à Fréha (Tizi-Ouzou), succombe le lendemain à ses blessures (hémorragie cérébrale).
100. Saddek Brahim, 38 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa) par des gendarmes.
101. Sadet Youcef, 20 ans, originaire de Tamassert (commune d'Aghribs), grièvement blessé d'une balle dans la tête à Azazga (Tizi-Ouzou) le 27 avril 2001. Mort à l'hôpital Mustapha trois jours plus tard.
102. Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Béjaïa, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.
103. Saïdi Akli, 35 ans, originaire d'Aokas, routier de profession, tué d'une balle dans la tête à Ouzellaguen (Béjaïa) le 25 avril 2001.
104. Sebas Lahcène, 15 ans, lycéen, demeurant à Tizi N'Braham, commune de Bouandas (Sétif) tué par balles le 30 mai 2002, lors des manifestations de rejet des "élections " législatives.
105. Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien, originaire d'Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
106. Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Béjaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d'être l'auteur de ce meurtre. Selon le témoignage de son frère, la moto aurait été ensuite incendiée par des policiers.
107. Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou (Béjaïa), succombe à ses blessures à l'hôpital de Sétif.
108. Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
109. Tounsi Djamel, 25 ans, originaire de Mizrana, est tué par arme blanche le 1er avril 2002 à Tigzirt (Tizi Ouzou) suite aux affrontements avec les gendarmes.
110. Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Béjaïa).
111. Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.
112. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
113. Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le jour même lors de son transfert à l'hôpital de Bordj Bou Arréridj.
114. Yousfi Azzeddine, 36 ans, marié et père de 2 enfants, demeurant à Tassaft, près de Beni Yenni (Tizi-Ouzou), tué par un tir de grenade lacrymogène près de la brigade de gendarmerie de Tassaft le 29 mars 2002.
115. Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d'une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu'elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.
116. Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l'incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.
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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #1 le: 06 Juin 2008 à 21:45:32 »


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Liste non exhaustive des victimes des émeutes Avril 2001 - Février 2003

1. Abdou Mdouad, 19 ans, tué par balles par un policier le 1er décembre 2002 à Azzaba (Skikda) lors d'une manifestation de protestation.
2. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch (Béjaïa), tué d'une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu'il était attablé dans un café le 26 juin 2001.
3. Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou) de trois balles au thorax et à l'abdomen.
4. Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles le vendredi 25 mai 2001 par les brigades anti-émeutes, près de la daïra de Tazmalt (Béjaïa).
5. Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d'une balle dans la tête à Tizi Rached (Tizi-Ouzou) par un gendarme.
6. Aït Aba née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia (Aïn El Hammam), tuée le 28 avril 2001 par des gendarmes à Aïn El Hammam alors qu'elle était au domicile d'une amie, situé au 5e étage d'un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).
7. Ait Mansour Saddek dit Nabil, grièvement blessé par balles à la tête par les services de sécurité le 4 novembre 2002 à Seddouk (Bejaia) succombe à ses blessures le 14 février 2003 à l’hôpital de Tizi-Ouzou après 105 jours de coma.
8. Akkouche Abderrahmane (ou Abdelaziz), 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.
9. Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
10. Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou).
11. Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 d'une balle dans la tête à Fréha (Tizi-Ouzou).
12. Amini Karim, jeune citoyen de Maatkas (Tizi-Ouzou), est tué par balle par un commerçant du village le 8 octobre 2002 suite à une manifestation pour protester contre les "élections" communales.
13. Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations à El Asnam (Bouira) le 28 avril 2001.
14. Arab Noureddine (ou Nacereddine), 25 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
15. Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l'hôtel Le Palace.
16. Aribi Abdelkader, 81 ans, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
17. Aribi Yamina, 71 ans, épouse d'Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
18. Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.
19. Asbaï Yahia, 19 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
20. Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Aïn Legradj (Béni-Ouartilane - Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l'hôpital de Sétif.
21. Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d'Aït Azouane, tué d'une balle dans la tête le 28 avril 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
22. Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l'hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.
23. Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Béni Douala (Tizi-Ouzou), Grièvement blessé par arme blanche par des inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.
24. Bélaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Béjaïa) le 28 avril 2001
25. Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
26. Belkacem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) par un gendarme alors qu'il tentait de porter secours à un blessé.
27. Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
28. Bellahcène Rachid, 14 ans, collégien, grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa) succombe à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital
29. Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).
30. Benattou Idriss, 30 ans, marié, grièvement blessé par une grenade lacrymogène, avant d'être violemment heurté par un camion de police le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa), succombe à ses blessures de 30 mars à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
31. Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Bouira).
32. Bensalem Mourad, 31 ans tué le 28 avril 2001 d'une balle dans la tête à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
33. Bettar Lyés, 17 ans, originaire de Tiliouacadi, près de Sidi Aïch (Béjaïa), grièvement blessé le jeudi 21 mars 2002 à la tête d'une balle de Seminov, lors des émeutes de Chemini (Béjaïa), succombe à ses blessures à l'hôpital de Tizi-Ouzou où il a été transféré.
34. Bouarab Samir, tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
35. Boughrara Arezki, 28 ans, tué d'une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou).
36. Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas (Tizi Ouzou), bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
37. Boukhedad Kamel, 15 ans, tué de trois balles dans le dos, tirées par le chef de brigade de gendarmerie de Seddouk (Béjaïa) le 25 avril 2001.
38. Bouremoua Zahir dit Djamel, 21 ans est mortellement blessé par balle par un policier à Toudja (Béjaïa) le 9 octobre 2002 (veille des “élections” communales).
39. Brahmi Saddek, 35 ans tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).
40. Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille, le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.
41. Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Béjaïa), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l'hôpital d'Akbou.
42. Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Béni Yenni et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l'hôpital de Aïn Naâdja d'Alger.
43. Chilla (ou Chima) Farid, 28 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).
44. Chilla (ou Chima) Nacer, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (W. Béjaïa).
45. Chirani Ali, gardien à la direction de l'action sociale (DAS) de Khenchela, mort suite à un traumatisme crânien le 19 juin 2001. Il avait reçu un pavé sur la tête lors des émeutes dans la ville.
46. Daïd Mebarek, 42 ans, marié et père de 03 enfants, tué d'une balle dans le cou le 28 avril 2001 à Irdjen (Tizi-Ouzou). 47. Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi Ouzou) tué le jeudi 21 juin 2001 par balles par des gendarmes suite aux émeutes provoquées dans la ville.
48. Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi Ouzou).
49. Feddi Lamara, 25 ans, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.
50. Ghorab Djamel (ou Djallal), 13 ans, demeurant à Aïn M'lila (Oum El Bouaghi), tué par balles le 19 juin 2001 par un responsable d'une société nationale (SNLB), suite à l'attaque de son domicile par des manifestants.
51. Guendoud Amar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou).
52. Guermah Mohamed Massinissa, 19 ans, lycéen à Béni Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le lendemain à l'hôpital Mustapha d'Alger.
53. Haddad Nadir, 26 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa)
54. Hamache Arezki, 32 ans, tué le 28 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
55. Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001.
56. Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou) par des gendarmes.
57. Hamidechi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït (Tizi-Ouzou), succombe à ses blessures.
58. Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït. (Tizi-Ouzou)
59. Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d'une rafale de kalachnikov à Béni Mohli (Sétif) le 27 avril 2001.
60. Hamza Rachid, tué le 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).
61. Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d'une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l'Amirauté d'Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s'apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l'hôpital Mustapha.
62. Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d'Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Béni Douala (Tizi-Ouzou) grièvement blessé lors de l'assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.
63. Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.
64. Hassan Noureddine, 17 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa).
65. Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d'Ighzer Amokrane (Béjaïa), grièvement blessé par balles le 19 juin 2001, succombe à ses blessures de 20 juin à l'hôpital d'Akbou.
66. Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
67. Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. Son cadavre est retrouvé à la morgue de l'hôpital d'El Harrach.
68. Ifis Ramdane, originaire d'Ighram (Béjaïa) tué le 6 juin 2001.
69. Irchane Kamel, 27 ans, originaire d'Aït Aïssi (Yakouren), tué le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou) par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu'il portait secours à un blessé.
70. Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
71. Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi-Ouzou), tué par balles le jeudi 21 juin par des gendarmes.
72. Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.
73. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.
74. Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.
75. Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
76. Makhmoukhen Kamal, 18 ans, tué de deux balles dans le dos tirées par des gendarmes le mercredi 25 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa) selon le témoignage de sa famille.
77. Malek Kamel, 24 ans, journalier, originaire de Timézouine Chorfa, tué d'une balle dans le thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).
78. Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
79. Mehadi Mustapha, 30 ans, cuisinier de profession, tué d'une balle dans le thorax, le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou).
80. Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d'un enfant, grièvement blessé d'une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Béjaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l'hôpital d'Akbou.
81. Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N'Chebiha, près de Tigzirt (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l'hôpital de Tizi-Ouzou.
82. Mesbah Abdelkrim, dit Krimo, 20 ans, originaire de Guendouz, près d'Ighil Ali (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 près de l'hôpital d'Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de sa famille et de ses amis.
83. Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Béjaïa) le vendredi 25 mai 2001.
84. Meziani M'Henni, 19 ans, lycéen, originaire d'Iloula, tué le 28 avril 2001 à Boubhir, près de Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
85. Mimoun Charf Eddine Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001 à Tichy (Béjaïa).
86. Mokdaden Djamel, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).
87. Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
88. Mokrab Oulbane, dit Azeddine, 23 ans, tué le 28 avril 2001 par balle par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).
89. Morsli Baghdad, demeurant à Labiod Sidi Cheikh (El Bayadh), tué d'une balle dans la nuque le 4 octobre 2001 par un policier selon le témoignage de ses proches lors des émeutes qui avaient éclaté dans cette localité.
90. Mouter Sofiane, 21 ans, tué d'une balle au thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).
91. Naâmane Tewfik, 25 ans, originaire d'Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz (Boumerdés), alors qu'il se dirigeait à la marche du 14 juin à Alger.
92. Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou), alors qu'il participait à l'évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.
93. Naït Lamara Mohand El Hocine, 19 ans, lycéen, originaire du village d'Abouhassant, près d'Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou) est tué le 28 mars 2002 par balle lors d'affrontements près de la brigade de gendarmerie d'Abi Youcef (Aïn El Hammam).
94. Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l'incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l'hôpital Mustapha.
95. Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l'hôtel Le Palace.
96. Ouahab Rachid , 17 ans, lycéen, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou) par des gendarmes d'une balle dans la tête.
97. Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 12 mai à l'hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.
98. Rahim Karim, 20 ans, employé à l'hôtel Thiniri de Boghni (Tizi-Ouzou), poignardé par un manifestant le 28 avril 2001 lors du saccage de l'établissement.
99. Rihane Mohamed, 18 ans, originaire d'Almabouamane, près de Timizart (Tizi-Ouzou), grièvement blessé à la tête lors d'un tabassage par les services de sécurité le 26 mars 2002 à Fréha (Tizi-Ouzou), succombe le lendemain à ses blessures (hémorragie cérébrale).
100. Saddek Brahim, 38 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa) par des gendarmes.
101. Sadet Youcef, 20 ans, originaire de Tamassert (commune d'Aghribs), grièvement blessé d'une balle dans la tête à Azazga (Tizi-Ouzou) le 27 avril 2001. Mort à l'hôpital Mustapha trois jours plus tard.
102. Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Béjaïa, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.
103. Saïdi Akli, 35 ans, originaire d'Aokas, routier de profession, tué d'une balle dans la tête à Ouzellaguen (Béjaïa) le 25 avril 2001.
104. Sebas Lahcène, 15 ans, lycéen, demeurant à Tizi N'Braham, commune de Bouandas (Sétif) tué par balles le 30 mai 2002, lors des manifestations de rejet des "élections " législatives.
105. Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien, originaire d'Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).
106. Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Béjaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d'être l'auteur de ce meurtre. Selon le témoignage de son frère, la moto aurait été ensuite incendiée par des policiers.
107. Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou (Béjaïa), succombe à ses blessures à l'hôpital de Sétif.
108. Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).
109. Tounsi Djamel, 25 ans, originaire de Mizrana, est tué par arme blanche le 1er avril 2002 à Tigzirt (Tizi Ouzou) suite aux affrontements avec les gendarmes.
110. Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Béjaïa).
111. Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.
112. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).
113. Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le jour même lors de son transfert à l'hôpital de Bordj Bou Arréridj.
114. Yousfi Azzeddine, 36 ans, marié et père de 2 enfants, demeurant à Tassaft, près de Beni Yenni (Tizi-Ouzou), tué par un tir de grenade lacrymogène près de la brigade de gendarmerie de Tassaft le 29 mars 2002.
115. Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d'une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu'elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.
116. Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l'incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.


"At n Irhem Rebbi w adifk sber iy imawlan nsen"

Juste une petite info :
Le Jeudi 14 Juin 2001, la Journaliste Nedjma Fadila (originaire de Tenès dans la wilaya de Chlef et Journaliste au journal Echourrouk El Youmi, avait été percuté par un bus sortant de la station ETUSA( ex RSTA ), tout comme son confrère Adel Zerrouk (que dieu les accueille en son vaste paradis);
Ci dessous, 3 photos, de la troisième page du journal LE MATIN, paru le Samedi 16 Juin 2001, montrant la journaliste NEDJMA FADILA portée par des jeunes pour la secourir !
Le Jeune (à gauche) qui lui tenait la tête à ce moment là, est bel et bien MASTANABAL l'auteur de ce message!
Vous savez quoi mes amis?!
je garde une copie de ce journal à ce jour !
7 ans déjà !!!



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« Amdan i yesnulfuyen, yessefk a s-ğğen tiregwa n tlelli i wakken ad yessiweḍ ar yiswi wuγer qernent(qqnent) tektiwin-is. Ma yella yidles yedder , m' ara nekcem alma d ifidi n temsal , yeţţuγal d ameslellay(libérateur) ». Dda Lmulud n at-Mεemmer.
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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #2 le: 06 Juin 2008 à 22:06:29 »

anyarhem rebi oukith....amouthene mai thamazighth thedar et tedounde oussane laali ....
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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #3 le: 06 Juin 2008 à 22:14:49 »

1980 : Printemps kabyle, 2001 :
 printemps noirAu même titre que le 1er novembre 1954, le 20 avril 1980 n’a été ni un coup de tonnerre dans un ciel serein, ni un complot fomenté par l’étranger bien que les Pouvoirs en place aient employé ces expressions à 50 ans d’intervalle. Le point commun aux deux événements a été l’aveuglement des gouvernants face à une légitime revendication de liberté dans le premier cas et d’identité berbère dans le second.

L’origine de la révolte du 20 avril 1980 remonte au printemps 1949. Le Comité fédéral de France du MTLD (le parti indépendantiste) avait, sous l’impulsion de Rachid Ali Yahia, son président, affirmé, l’identité berbère de l’Algérie, s’opposant ainsi à la ligne officielle du parti qui la considérait comme arabe. Le mouvement berbériste était né. En Kabylie même, il comportait des éléments actifs : Bennaï Ouali, Amar Ould Hamouda, Saïd Oubouzar, Ferhat Ali, etc.
Messali réagit en les faisant exclure du parti. La lutte pour l’indépendance mit la revendication berbère en veilleuse au motif de la nécessité de l’union pour venir à bout du régime colonial.

Dès juillet 1962, l’éphémère, Benbella, alors président de la république algérienne cria son fameux « Nous sommes des Arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des arabes. » La lutte armée du FFS contre le pouvoir personnel de Benbella provoqua une répression sanglante en Kabylie, la seule région à avoir pris les armes. L’arrestation de Hocine Aït Ahmed, le chef du FFS, conduisit à la défaite de ce parti qui se reconstitua en France et en Suisse.

Boumediene qui avait renversé Benbella par un coup d’état voulut arabiser l’Algérie en imposant l’arabisation de l’enseignement, avec la volonté de faire disparaître tous les parlers berbères. Ce dictateur avait cru réaliser l’unité et la cohésion de l’Algérie en faisant disparaître la langue kabyle. Il ne tolérait que les collaborateurs, ceux qu’on qualifie de "Kabyles de service". Il y en eût et il y en a malheureusement encore.

Le règne de Boumediene fut marqué par la répression de la kabylité (interdiction à Taous Amrouche de chanter en kabyle au festival panafricain de 1969, arrestation de jeunes vêtus de tee-shirts arborant des caractères tifina (alphabet berbère).

Pendant ce temps, des Kabyles s’organisaient à Paris : Académie berbère en 1967, Agraw Imazighene en 1969, Groupe d’études berbères à l’université de Vincennes en 1972. Des militants du FFS poursuivaient, surtout en France, une lutte à la fois politique, pour la démocratie en Algérie, et culturelle pour la défense de la langue berbère.

En Kabylie, la revendication de l’identité kabyle commença par s’affirmer au sein de la jeunesse sous l’impulsion de la nouvelle génération de chanteurs. De son côté, l’écrivain Mouloud Mammeri qui animait une chaire de culture berbère à l’université d’Alger se livrait à des recherches sur la langue berbère.
En mars 1980, un groupe d’étudiants de l’université de Tizi Ouzou l’invita à donner une conférence sur la poésie Kabyle ancienne. Le préfet de Tizi Ouzou fit interdire la conférence et cela mit le feu au brasier qui couvait depuis des années et n’attendait qu’un signal. Ce furent les émeutes d’Avril 1980 suivies d’une répression sauvage dans les locaux même de l’université de Tizi Ouzou (pas de morts heureusement mais plus de 400 blessés.)
La population des montagnes prit fait en cause pour les étudiants révoltés et descendit en masse à Tizi Ouzou pour les soutenir. Un bain de sang fut évité de justesse.

Les revendications des émeutiers d’avril 1980 avaient avant tout un caractère culturel. A l’époque, une espèce de pudeur mal placée interdisait de prononcer le mot « Kabyle ». On préféra parler de « printemps berbère » bien que la Kabylie fût le seul théâtre de revendication et on réclama la promotion des parlers populaires car on n’osait pas dénoncer l’arabisation. S’y ajouta la revendication de la démocratie au plan politique, sans remettre en cause les options islamiques et socialistes du régime.

Avril 1980 vit la naissance du mouvement culturel berbère [1]. Le 20 avril revêtit en Kabylie un caractère de fête nationale. Malheureusement, le démon de la division ne tarda à exercer ses effets corrupteurs. En 1989, des animateurs du MCB décidèrent de créer un parti politique, le RCD. Ils avaient proclamé « le MCB est mort, vive le RCD ! »
Peu après les deux partis kabyles - FFS et RCD - s’efforcèrent de s’annexer le MCB.  [2]
Chaque tendance voulut commémorer le 20 avril à son profit. Des responsables faillirent en venir aux mains sous l’oeil amusé des responsables du pouvoir algérien.
Néanmoins, la lutte pour la reconnaissance de la langue berbère comme nationale et officielle se poursuivait. Elle fut marquée en 1994 par la grève dite du cartable qui dura une année scolaire et aboutit à la création d’un Haut Commissariat à l’Amazighité.
La dernière décennie du 20ème siècle fut marquée par la sanglante révolte des islamistes dans le but d’imposer la charia en Algérie. On parle de 200.000 morts, sans compter les blessés et la destruction de biens publics.

Vingt années après avril 1980, la situation économique et sociale des Algériens a continué à se dégrader. Aux pénuries du règne de Boumediene, à la misère de masse du temps de Chadli [3] ont succédé la pseudo démocratie et une fausse économie de marché. Chômage, crise du logement, pollution de l’environnement, injustices, contraintes bureaucratiques sont allés de pair avec la naissance d’immense fortunes bâties sur l’affairisme et la corruption.

La différence est qu’en Kabylie des gendarmes se conduisaient comme en pays conquis et utilisaient des propos racistes. C’est ainsi qu’en remettant Matoub, blessé, aux infirmiers de l’hôpital de Michelet, l’un des pandores leur a dit « Prenez votre chien ! [4] ».
Les gendarmes commettaient toutes sortes d’abus. L’indignation s’est accumulée. A l’occasion de l’assassinat du lycéen Massinissa Guermah dans les locaux de la brigade de gendarmerie d’Aït Douala, la révolte a éclaté un peu partout en kabylie. La poitrine nue, les jeunes ont défié les gendarmes. Ces derniers ont tiré à balles réelles, faisant plus de cent morts et des milliers de blessés. Ce fut le printemps noir d’avril 2001.

La répression poussa des milliers de gens dans la rue à Tizi Ouzou. En juin 2001, le déferlement de millions de Kabyles sur Alger ébranla la capitale. Il s’agissait de remettre au président de la république le texte de la « Plateforme d’El Kseur ». Les archs avaient pris l’affaire en main. Démocratie à la base. Un immense espoir était né. La violence a cessé mais ensuite le pouvoir a rusé. Les auteurs de la "Plateforme" l’ont confondue avec celles du 1er novembre et celle du Congrès de la Soummam. Les deux premières avaient des chances d’aboutir parce qu’elles traduisaient la volonté de la majorité des Algériens. Celle d’El Kseur prétendait sortir de la crise l’ensemble des Algériens alors qu’elle n’était soutenue que par les Kabyles. Les Archs se sont divisés entre dialoguistes et intransigeants. Ils ont fini par perdre toute audience.

Et maintenant ? Le terrorisme musulman vient de nouveau de frapper très fort au cœur de la capitale. La Kabylie est livrée au kidnapping, aux attaques à main armée. Des élections parodie vont avoir lieu en Algérie le 17 mai. Que nous reste-t-il, à nous Kabyles ? Continuer à défendre becs et ongles notre identité. Non contre toute autre mais pour elle-même. Refuser d’être traités de « Maghrébins » ou d’Arabes. Si nous devons à tout prix être inclus dans un ensemble, nous sommes des Nord Africains. Refusons d’être définis par une étiquette religieuse quelle qu’elle soit. Nous sommes pour la liberté de conscience. Refusons ces appellations surannées de « Beur » (le beur rancit) et de « Beurettes » (si mal beurrées.) Ceux d’entre nous qui ont une carte d’identité française ne doivent pas avoir honte de l’assumer. S’ils en rougissent qu’ils la rendent, c’est une question de dignité. Les autres doivent se revendiquer pour ce qu’ils sont : Algériens de Kabylie ou d’ailleurs. Nous qui avons choisi de vivre en France, nous devons nous distinguer par notre bonne éducation, notre réussite sociale et professionnelle, notre adhésion aux valeurs de liberté et de laïcité de ce pays et à celles de la société kabyle (travail, discipline, intégrité, droiture, respect d’autrui, fidélité à la parole donnée...) Et contentons-nous, enfin, de lutter pour nous-mêmes, pour l’autonomie de notre région d’origine.

Cessons d’exiger que la langue berbère soit reconnue comme seconde langue nationale dans l’ensemble de l’Algérie. Le pouvoir ne le veut pas, les arabophones la refusent.

A l’image de l’Angleterre où certaines langues ne sont officielles que dans leur région (Ecosse, Pays de Galle ...) exigeons que la langue kabyle devienne officielle en Kabylie.

Unissons nos offerts pour l’autonomie de la Kabylie, dès lors que vouloir lutter pour la démocratie en Algérie est un leurre. Et pour ne plus avoir à revivre de 20 avril sanglants et de printemps noirs.

Le Libertaire

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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #4 le: 06 Juin 2008 à 22:19:54 »

Le printemps noir :
Origines et conséquences
Par Ferhat MEHENNI

Les événements sanglants de Kabylie qui avaient débuté en avril 2001 sont ce que désormais l'on appelle communément le " printemps noir " dont la durée a été de trois (03) ans. Déclenchés par l'assassinat d'un lycéen, le 18 avril 2001, dans l'enceinte de la brigade de gendarmerie de Beni-Douala, localité située à 18 km au sud-est de Tizi-Ouzou, on peut en dater symboliquement l'extinction à l'élection présidentielle du 08/04/04. Leurs origines sont à chercher autant dans la nature des relations opposant la Kabylie à tout pouvoir central qui cherche à la réduire et à la dépersonnaliser que dans une manipulation orchestrée par un clan au sommet de l'Etat algérien. En effet, ni les Turcs (du 16e au 19e siècle) qui avaient réussi à construire quelques fortins sur son territoire, ni les Français (de 1830 à 1962) qui l'avaient écrasée militairement, n'avaient pu obtenir sa soumission définitive. La Kabylie restait toujours fidèle à elle-même et prête à repartir à la reconquête de sa souveraineté à chaque opportunité historique qui s'offrait à ses enfants. Son attitude d'aujourd'hui vis-à-vis du régime algérien ne fait pas exception.

Ayant, depuis 1926, porté et nourri le rêve d'une Algérie indépendante qu'elle a enfin réalisé, en 1962, au prix de plus de sept (07) années de guerre et de centaines de milliers de morts parmi ses enfants, la Kabylie s'est retrouvée de nouveau à sa case départ, face à son propre rejeton, l'Etat algérien. Celui-ci ne la traite guère mieux que ses prédécesseurs dont il s'est avéré n'être qu'un simple prolongement. Elle demeure pour lui une rebelle, un " danger pour l'unité nationale ", " l'ennemi intérieur " pointée du doigt à plusieurs reprises et donc, la région toute désignée pour servir de bouc émissaire au règlement de n'importe quelle crise politique " nationale ", la région sur laquelle se focalisent tous les regards de la haine massivement canalisés par les médias acquis aux thèses du pouvoir contre la différence kabyle. Cette défiance mutuelle s'est traduite par une multitude de faits qui en jalonnent leur parcours commun : une guerre, menée de 1963 à 1965, qui s'est terminée en faveur du régime fraîchement installé par la force des baïonnettes à Alger. Un bras de fer quasi quotidien entre les deux belligérants s'est poursuivi par le biais de multiples politiques d'arabisation qui se sont soldées par le printemps berbère de 1980, le boycott de l'école durant l'année scolaire 1994-1995 et l'introduction de la langue amazighe à l'école.
Ce duel permanent entre le pouvoir oppressif et la Kabylie résistante a fait comprendre à certains cercles dirigeants que celle-ci, de par son extrême sensibilité pour tout ce qui touche à sa personnalité, est aisément manipulable par provocation. Ils parvinrent ainsi à leur fin en juin 1998 lorsqu'ils vinrent à en finir avec la présidence du Général L. Zeroual pour mettre à sa place celle de son actuel successeur. Ils suscitèrent des troubles en Kabylie en combinant un effet d'annonce révoltant pour la région, puisque prévoyant la remise en service d'une loi portant généralisation de l'arabisation, et que le malheureux et éphémère président Boudiaf avait enterrée de son vivant, avec l'assassinat du chanteur populaire kabyle Lounes Matoub.

C'est, en apparence, ce qui semble être une tentative infructueuse de réédition du coup d'état de 1998 qui serait à l'origine du printemps noir 2001.Une lutte entre clans au sommet de l'Etat aurait amené l'un d'entre eux à recourir, une fois de plus, à la provocation de la Kabylie pour se défaire de son adversaire. Sauf que, cette fois-ci, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme prévu. Des interventions discrètes mais fermes de puissances étrangères auraient fait capoter le processus de destitution de Bouteflika tandis que la Kabylie était déjà à feu et à sang. Trois ans de troubles et d'agitation permanents y ont eu pour bilan, plus de 120 morts, des milliers de blessés dont des centaines de handicapés à vie. Ils ont eu, aussi, raison de l'hégémonie des partis et du mouvement qui y avaient un solide ancrage (FFS, RCD et MCB), l'économie locale y est ravagée par des grèves incessantes et les repères politiques y sont brouillés à tel point que les partis de l'oppression kabyle que sont le FLN et son clone le RND y ont obtenu des municipalités aux dernières élections tenues le 24 novembre 2005. Le mouvement des Archs que d'aucuns ont appelé " mouvement citoyen " et qui a eu une émergence fulgurante après le premier mois de troubles, avait réalisé son haut fait d'armes le plus significatif le 14 juin 2001 à travers une marche organisée à Alger et qui avait mobilisé près de deux millions de citoyens kabyles. La plate-forme d'El-Kseur, du nom de la localité où elle fut adoptée le 11 juin 2001, était avec ses 15 points de revendication le leitmotiv de la Kabylie pendant toute cette période.

En bout de course, nous pouvons résumer le printemps noir et le mouvement des Archs à quelques faits majeurs dont certains sont positifs et d'autres dévastateurs.
Incontestablement, ces événements ont redonné cohésion à la Kabylie en la remettant en première ligne face au pouvoir algérien qui, comme sa nature le lui commande, ne sait user que de répression et/ou de corruption. Les sempiternelles et puériles divisions fratricides entre le FFS et le RCD étaient reléguées à l'âge de pierre. Même si la plate-forme d'El-Kseur était loin d'être la panacée au problème kabyle, elle avait eu le mérite de constituer un casse-tête au pouvoir algérien qui ne pouvait l'accepter sans se faire hara-kiri, notamment avec le point 11 qui ne demandait rien de moins que " le transfert des prérogatives exécutives de l'Etat (…) aux instances démocratiquement élues ". La langue amazighe est inscrite dans la constitution comme " langue nationale " depuis mai 2002,croyant faire barrage par une telle avancée à la revendication d'autonomie régionale apparue le 5 juin 2001. Enfin, ce sont les drames vécus par cette partie du pays dans un silence national et international assourdissant qui ont fait prendre conscience, à une poignée de personnes au début, sur la nécessité d'une autonomie régionale et sur l'existence d'un peuple kabyle que, jusque-là, tout niait.

La conséquence la plus grave du printemps noir, après les vies humaines qu'il a coûtées, est le discrédit du politique dans la région. Une fois les partis mis en marge de la société, le mouvement des Archs en est arrivé à se retourner contre lui-même tel un serpent qui se mord la queue. Les démons de la division y ont pris le dessus, mettant en évidence l'inévitable échec d'une organisation humaine horizontale, c'est-à-dire sans hiérarchie. Ceux qui, en dernier recours, y ont pris la grave décision de conclure un pacte de dupes avec le pouvoir algérien et de brader le sang des martyrs contre des avantages personnels ont humilié la Kabylie qui, dès lors, se sent poignardée dans le dos, trahie par ceux-là même en qui elle avait placé toute sa confiance. Elle se met alors à douter de toutes ses élites. A partir du moment où ses partis, ses personnalités en vue, se sont tous servis au lieu de la servir, comment se pourrait-il qu'il existe une exception ? Epuisée par trente six mois de marches, de grèves, de sit-in, de meetings populaires d'anarchie et de gabegie, la Kabylie est aujourd'hui livrée à l'insécurité, la drogue, la prostitution et le banditisme. Démobilisée, elle a besoin de temps pour reprendre ses esprits et ses forces, pour recommencer à espérer en ses enfants qui lui sont toujours restés fidèles.

C'est ce moment de décrue politique qui est choisi par le pouvoir pour tenter d'y planter de nouveau ses banderilles en y envoyant des contingents d'islamistes salafistes afin de réaliser son vieux rêve de l'arabiser par le biais de l'islam et, du coup, la soustraire aux valeurs universelles qu'il confond avec celles de l'Occident chrétien.

La Kabylie ne baisse pas pour autant la garde. Son combat séculaire pour sa souveraineté ne peut être abandonné par elle, et ce malgré des trahisons de quelques uns de ses leaders conjoncturels. Ce combat est à chaque fois repris tel un chant beau et puissant par un passant qui le transmet à d'autres qui, à leur tour l'amplifient jusqu'à devenir celui d'un groupe, celui d'une foule, celui de tout un peuple : le peuple kabyle ! Celui-ci est désormais en marche pour la réalisation de son destin. qu'il ne peut concevoir, aujourd'hui, en dehors de son autonomie régionale.

Même si le " printemps noir " a déjà des lectures différentes, plus ou moins vraies, plus ou moins erronées, il n'en demeure pas moins un pas dans le sens de la liberté tel que l'avait prédit Mouloud Mammeri dans l'interview accordée avant sa mort à Tahar Djaout. Le monde libertaire occidental et une certaine gauche française y avaient cru voir se concrétiser l'une des plus vieilles utopies socialistes et de démocratie anarchiste. Le FFS, en revanche, ne le perçoit toujours que comme instrument ayant servi à le détrôner de sa position dominante en Kabylie. Le RCD, après s'en être servi comme d'une béquille pendant deux ans et demi, avait fini par dénoncer les animateurs des Archs qui s'opposaient à la candidature de son premier responsable aux présidentielles de 2004.

Pour ce qui nous concerne, ces événements sont en fait une révolution politique. Ils marquent le passage d'une vision d'une Kabylie en soi, diluée dans le nationalisme algérien avec lequel elle s'était jusque-là confondue, vers celle d'une Kabylie pour soi. Le document qui en témoigne le mieux est la plate-forme d'El-Kseur. Ses quinze points de revendications sont pour certains de dimension algérienne, comme l'allocation chômage pour tous les Algériens adultes qui ne travaillent pas, la langue amazighe comme 2e langue nationale et officielle, le point 11 déjà évoqué plus haut, une 2e session du baccalauréat de l'année 2001 pour l'ensemble des candidats même s'il n'y avaient que ceux de Kabylie qui étaient concernés par les troubles du printemps noir, et pour d'autres spécifiquement kabyles, tel le départ des gendarmes du territoire de la Kabylie, le plan d'urgence socioéconomique pour la région. C'est donc, avec le basculement d'un siècle à un autre, d'un millénaire à un autre, qu'il y a eu aussi le basculement de l'Histoire de la Kabylie vers l'Histoire du peuple kabyle qu'aucun pouvoir, ni personne, ne peut plus arrêter. Le printemps noir est un accouchement qui s'est fait, comme de tradition, dans la douleur. Il reste au nouveau-né dans un premier temps à grandir et ensuite à postuler à ses droits légitimes. L'Histoire est désormais de son côté.

Paris VIII, le 25/04/06
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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #5 le: 06 Juin 2008 à 22:30:02 »

Avril 1980, avril 2005
Un quart de siècle déjà ! Un quart de siècle que la violence institutionnelle s'exerce d'une façon ouverte sur une Kabylie en proie à la discrimination depuis l'assassinat d'Abane Ramdane fin 1957, en plein conflit pour l'indépendance. Les Boumédiéno-boussoufistes, à la solde du Nassérisme, voulaient empêcher que les Kabyles incarnent un mouvement de libération dont la portée politique et psychologique est mondiale.

La violence de l'Etat est restée permanente à l'égard de la Kabylie et elle peut " redoubler de férocité " dès lors que les Kabyles baissent la garde ou s'emploient à leurs chicaneries habituelles " de temps de paix " ! Arrestations, emprisonnements, assassinats directs ou voilés restent des options toujours ouvertes. La nouveauté est l'organisation de faillites économiques de certains acteurs via le fisc et la justice ou l'envoi à la retraite anticipée de certains gêneurs.

Ces pratiques ont montré et montrent encore une face déshonorante de l'Algérie et entament largement sa crédibilité à l'échelle internationale. Pour justifier la cruauté exercée à l'égard de la Kabylie, celle-ci est présentée dans les années 1980 comme un foyer de division dans lequel agissait la main de l'étranger ! Dans les années 2000, lors du printemps noir, la Kabylie devient un repère de voyous. Assassiné par un gendarme au sein d'une gendarmerie à Béni Douala, le jeune Guermah Massinissa est présenté ainsi par Zerhouni, ministre de l'intérieur ! Un de ses commissaires a même reproché aux Algérois, à la télévision d'état, de n'avoir pas défendu leur ville contre les hordes kabyles du 14 juin 2001 ! Sous d'autres cieux ça s'appellerait " incitation au crime et à la haine raciale ". En Algérie cela est resté impuni et il s'en est suivi 125 morts, abattus froidement et par calcul par des gendarmes, un des corps d'élite de l'armée algérienne.

Alors dans ces conditions, faut-il instaurer un climat de dialogue avec le pouvoir ? Pour y répondre, il faut d'abord rappeler les faits. En 1980 nous avons profité de l'accalmie estivale pour nous retrouver un certain nombre de militants à Yakouren (Azazga) et mener une réflexion autour de nos revendications. Il en est sorti la plate-forme de Yakouren que nous avons essayé de soumettre au débat du comité central du FLN de la même année. La réponse a été clairement une fin de non recevoir. En 2001, lors de la manifestation historique du 14 juin, les Archs ont tenté de remettre la plate-forme d'El Kseur à la présidence de la république. La même surdité a conduit également à la même fin de non recevoir. Ce que je veux dire par là, c'est que les discussions actuellement en cours avec une frange des Archs ne sont pas une offre de dialogue du pouvoir comme le suggèrent la presse et un certain nombre d'acteurs. Elles sont une réponse du pouvoir à l'offre de dialogue que la Kabylie pacifique a toujours voulu ouvrir et instaurer. Est- ce à dire que tout est résolu ? Certainement pas ! Des calculs politiciens sont toujours possibles. Mais la paranoïa n'est pas de mise pour nous qui avons toujours joué cartes sur tables. Ces calculs, s'ils sont avérés et ne sont pas une simple lecture de pensée de la part des septiques, il faut les repérer, les démontrer et les démonter.


Une négociation n'est pas une reddition. C'une procédure de discussion en vue de concilier des positions opposées. Il y a négociation lorsque l'accord ne coule pas de source et lorsqu'on ne veut pas d'une solution unilatérale. La négociation peut même porter uniquement sur comment pouvons-nous procéder pour dialoguer comme cela a été le cas entre les archs et Ouyahia sur les incidences. La négociation peut même être utilisée pour simplement garder contact et montrer notre bonne volonté dès lors que l'écoute est possible. C'est un acte de bonne foi et c'est la lecture que je fais des pourparlers en cours en Kabylie.


Ceci étant posé, il ne s'agit pas de déjuger les éléments des Archs qui disent non à toute discussion. A leur corps défendant, ces éléments exercent une pression sur les partenaires du dialogue pour montrer qu'il n'est pas possible de transiger sur l'essentiel. Ainsi les positions contradictoires des différents camps des Archs permet d'avoir une attitude générale de rigidité dans la souplesse. C'est une attitude positive à condition que l'un et l'autre camp cessent de se disqualifier et de s'accuser mutuellement de traîtrise et de tous les maux ! On y gagnerait à ce que chacun repère d'abord chez l'autre des points positifs aussi minimes soient-ils. Noircir entièrement le tableau lorsqu'il s'agit de l'autre est un aveu de faiblesse voire d'irresponsabilité.


Dans cette partie de bras de fer, comment peut-on interpréter le dépôt d'une gerbe de fleurs par Ouyahia sur la tombe de Guermah Massinissa ? En réalité, ce n'est ni une victoire, ni une trahison. Nous pouvons y déceler un geste de bonne volonté tout en insistant sur son caractère insuffisant. Comme disent les instituteurs, " peut mieux faire ". Si dans un premier temps ce geste peut permettre à certaines familles de défunts d'y voir un geste de reconnaissance et un moyen de faire leur deuil, ça serait déjà un petit pas de fait vers nos revendications. Une révolte n'a de sens que si elle entrevoit des pistes de règlement de conflit. Considérer la révolte dans l'absolu, c'est courir le risque d'en faire un caprice à l'échelle sociale. Se distinguer par la négative, c'est quand même recourir à un moyen déguisé de distinction et de tenter une attitude inconsciente de domination. En effet, qualifier l'autre de traître, c'est exercer sur lui une violence symbolique comme le décrit Bourdieu afin de le mettre dans une position d'inférieur, de disqualifier ses faits et gestes et de se considérer soi-même comme autorité légitime. Bourdieu précise qu' " en Kabylie, où la domination s'appuie avant tout sur les relations entre les personnes plutôt que sur les institutions, la violence symbolique apparaît comme un moyen aussi nécessaire qu'efficace d'exercer le pouvoir " .

Cette leçon de notre sociologue peut-elle nous servir à réfléchir sur l'urgence de bâtir des institutions en Kabylie et de les construire de manière à assurer le maximum de compétences à la région ? Visiblement ce que nous propose le pouvoir algérien ne marche pas, d'autant plus qu'il n'a fait que reprendre le système institutionnel colonial jacobin ! Un gouvernorat en Kabylie n'est pas dans le domaine des chimères. L'idée chinoise d'un pays deux systèmes mérite d'être débattue. Mais pour mettre tous ces problèmes à plat, les acteurs kabyles doivent cesser de confondre opinion et vérité et de se rendre à l'évidence qu'avoir des raisons ne signifie pas avoir raison !


Par Hacène HIRECHE
Enseignant Université de Paris 8.

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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #6 le: 06 Juin 2008 à 22:31:53 »

C’était une journée plutôt anodine celle qui  a fait basculer le sort de dizaines de jeunes Kabyles en Avril 2001. Le 18 du mois, en début de soirée, un événement tragique allait faire vivre à la Kabylie l’un des printemps les plus sanglants de son histoire. On ne saura certainement jamais ce qui s’est réellement déroulé dans les sous-sols de la brigade de gendarmerie de Béni Douala pour que le jeune Moumouh, lycéen de son état, y perde la vie. Sept ans après les faits, les détails de l’incident qui a coûté la vie à Guermah Massinissa sont toujours entourés d’un épais mystère. Les Kabyles l’ont, par un réflexe historique, devenu inné, pris pour une provocation et ont toujours été convaincu qu’il s’agissait d’un assassinat. D’ailleurs, la mort de Moumouh allait mettre Béni Douala, Tizi Ouzou et bientôt tout la Kabylie à feu et à sang : C’est l’enclenchement du Printemps noir. Et c’est tout naturellement que c’est la brigade de Béni Douala qui va être assiégée par des émeutiers en furie dès le matin du 19 avril. Les premiers cocktails molotovs viennent d’être lancés. Les premières escarmouches aussi. Béni Douala s’enfonça graduellement dans la violence. Les grandes villes de la wilaya font de même. Des jeunes d’Azazga, Fréha, Bouzeguène, Larbaâ Nath Irathen, Draâ Ben Khedda et bien d’autres localités attaquent systématiquement, toutes les brigades de gendarmerie. Le 22 avril au soir, les émeutiers ont déjà atteint une quinzaine de communes et les premiers blessés sérieux viennent d’être enregistrés. l’embrasement se généralise! Pourtant, la classe politique et les pouvoirs publics essayent de réagir. Les discours des uns et la gestion des autres sont d’une médiocrité affligeante. Les politiques et les officiels cumulent les erreurs et les inadvertances. Les jeunes ne se reconnaissent pas en eux. Les affrontements ne font que gagner en intensité. Jusqu’à ce que cette maudite journée du 27 avril arriva. Les gendarmes tentent d’organiser leur “riposte” : Celle-ci sera d’une brutalité inouïe. On n’hésite pas à tirer sur les jeunes. On recense les premières victimes. Les 28 et 29 avril étaient particulièrement sanglantes. La ville d’Azazga est le théâtre d’une véritable boucherie : neuf jeunes manifestants y sont tués en une seule journée. La situation a définitivement dégénéré. La Kabylie est à feu et à sang !

L’ascension des archs

Livrée à la répression des gendarmes un mois durant, la Kabylie ne connaîtra ses premiers moments de répit que vers la mi-mai. C’est là que les appels au calme ont reçu un écho favorable. En ces quelques jours de trêve, une structure inconnue parvient à canaliser, même momentanément, la colère des émeutiers. La Kabylie commence à s’organiser en comité dans chaque village et chaque commune : C’est la naissance du Mouvement citoyen des archs ! Un mouvement qui sera officiellement baptisé le 18 mai 2001 à Illoula, avant cela, trois rencontres préliminaires se sont déroulées à Tizi Ouzou, Ath Djennad puis Béni Douala. Les participants y avaient accouché de la toute première plateforme de revendications de l’histoire des archs. Le 21 mai, une marche populaire a eu lieu à Tizi Ouzou à l’appel des archs. Suivra, par la suite, une minutieuse opération de structuration, qui allait se poursuivre jusqu’à la veille de la marche historique du 14 juin 2001, dont le principe a été entériné trois jours auparavant (le 11 juin) à El Kseur. Le code d’honneur et les principes directeurs ont suivi quelques jours après. La plateforme d’El Kseur sera explicitée à Larbaâ Nath Irathen en date du 31 octobre 2001. Depuis cela, la Kabylie à vécu, grâce à l’impact des archs, plusieurs évènements majeurs et historiques. Les émeutes deviennent, au fil des mois, plus espacés et moins violentes, le Mouvement citoyen continue de régner en maître sur l’échiquier politique local. Les Kabyles boycottent les législatives de mai 2002 et les municipales d’octobre de la même année, les “indus élus” sont révoqués grâce à la pression exercée par les archs et des élections partielles ont eu lieu en Kabylie en 2005.
Entre temps, les délégués entament les premiers rounds de dialogue avec les représentants de l’Etat après des conclaves marathoniens. Un dialogue auquel les archs n’ont jamais donné une autre appellation que “la mise en œuvre de la plateforme d’El Kseur”. Des évènements aussi majeurs ne peuvent être répertoriés, aujourd’hui, dans la case de la simple évolution des choses. Que l’on  le veuille ou pas, et n’en déplaise à certains, c’est le mouvement des archs qui héritera de la légitimité historique de ces faits inédits.

Des archs affaiblis, usés, minés de l’intérieur certes… mais cela est une tout autre histoire !

Ahmed Benabi

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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #7 le: 20 Juin 2008 à 19:37:11 »

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Re : LE PRINTEMP NOIR DE LA KABILY
« Répondre #8 le: 20 Juin 2008 à 19:38:30 »

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