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baby77000
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LE RCD
« le: 05 Juin 2008 à 21:37:21 » |
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Actualités
Casse tête nommé RCD. Y'a de l'aspirine camarade 28/02/2008
Il faut la lire la longue et laborieuse chronique de Mr. MERAD publiée dans le supplément télé du quotidien EL WATAN du 28 février intitulée :" un casse tête nommé RCD !" Elle vaut son pesant d'aspirine. En tout cas, ceux qui ne connaissent pas le pedigree de l'auteur en auront pour leurs migraines. Il faut la lire car elle renseigne sur le désarroi et la perdition d'une élite qui n'arrive ni à assumer le pouvoir qu'elle soutient ni à s'impliquer dans un combat de rupture.
Mais d'abord restituons le cadre et les objectifs d'un groupe politique aussi désuet que singulier car tout le sens du message est dans le sous entendu. Mr. MERAD fait partie de ces journalistes appartenant à la branche " compradore" du défunt Pags (néo parti communiste) qui a rivé cette organisation dans une ligne de compromis avec tous les régimes algériens depuis 1962. Le RCD, dans un souci de clarification des débats et enjeux, a souvent eu à rappeler le positionnement de cette tendance. Dans le livre blanc consacré aux dernières élections locales, le Rassemblement écrivait en page 21 à propos des écrits et déclarations de ces derniers communistes, établis en général dans la presse, ceci: "il y a une opinion politiquement structurée qui suggère le rejet de toute participation (électorale) tant que l'alternative est représentée par les partis de l'opposition démocratique (...) Elle est portée depuis l'indépendance par une partie des communistes qui, faute de mobiliser autour de leur propre projet, s'emploie à se trouver un tuteur dans le système en espérant en infléchir les orientations dans le sens de leur vision. Cette offre de service trouve encore...des activistes plus ou moins nostalgiques du "soutien critique", qui en appellent au boycott quand c'est l'opposition démocratique qui participe et à la participation quand émerge « un compagnon de route du système. »
Sans cette grille de lecture la missive de Mr. MERAD est politiquement illisible.
Que dit-il en effet ?
Le RCD dénonce l'abus de la télévision qui diffuse quotidiennement des appels à candidature de BOUTEFLIKA alors que tous les partis se taisent. Ne pouvant contester la légitimité d'une telle intervention, Mr. MERAD pointe du doigt, comme à la belle époque du socialisme spécifique, le choix du moment pour jeter le trouble sur les dénonciations du RCD. Cette forme de terrorisme intellectuel n'est pas nouvelle. Tout un chacun se remémore dans les années 70 et 80 les algarades des " camarades" qui décelaient systématiquement un doute, une collusion avec l'ennemi, une attaque contre les " tâches d'édification nationales" à chaque fois qu'un militant ou un groupe de l'opposition démocratique contestait ou condamnait une décision politique ou un abus des pouvoirs d'alors. C'était toujours " au moment où l'impérialisme américain contrait l'offensive du têt au VIET NAM, la période précise où PINOCHET se redéploie en AMERIQUE LATINE..." Aujourd'hui ces sorties peuvent paraître pathétiques voire puériles. Elles ont été de redoutables accusations qui ont légitimé toutes sortes de répressions contre l'opposition démocratique. Il ne faut pas oublier qu'en 1980, lors du printemps berbère, ces mêmes soudards avaient demandé la tête des 24 détenus et que si " certains devaient être libérés il fallait qu'ils fassent la preuve qu'ils n'avaient aucun lien avec l'impérialisme américain."
Aujourd'hui que le mur de BERLIN est tombé et que le parti unique est, au moins dans les apparences, dépassé, les attaques sont moins frontales, plus allusives mais la pensée reste la même. Si le RCD dénonce le détournement de la télévision c'est qu'il y a anguille sous roche. Pire, s'il en appelle à la surveillance internationale c'est que - scandale ou sombre complot, son président Said SADI, aurait l'intention de se porter candidat. Ce qui est en soi proprement révoltant puisque seuls les parrains sont légitimes pour postuler à ce genre de compétition.
Il y a dans la mentalité stalinienne algérienne quelque chose de troublant. La compromission avec le régime est une nécessité qui ne doit pas être assumée. Parasiter par de grossiers mimétismes le discours de l'opposition démocratique doit servir à renforcer un ou des clans du régime...D'où par exemple le vote utile, attitude perverse qui vise à renforce un clan du régime.
Quel aveu de la part de Mr. MERAD! Il n'y aurait donc que le RCD qui serait gêné par les fraudes électorales puisque les autres acteurs politiques pensent plus à prendre la place de BOUTEFLIKA, quitte à abuser des mêmes travers, qu'à l'idée saugrenue de veiller à la régularité du scrutin. C'est là une interprétation au second degré de l'article mais il faut le concéder, Mr.MERAD a lâché là une triste vérité. On imagine l'extase de Mr. MERAD et tous les relégués de l'Histoire qui ne manqueront pas, cette fois encore, de vouloir brouiller les débats si la proposition du RCD exigeant une surveillance sérieuse et qualifiée était venue d'un caïd du régime... Le propre des communistes irréductibles c'est de savoir attendre et demander l'impossible. Quitte à demander des comptes à l'Histoire qui n'a pas su s'aligner sur les dogmes de sa religion. Voilà comment un groupe numériquement insignifiant impose au pays de faux débats pendant que le pouvoir prépare sa résurrection. Camarades de grâce. Vous ne changez pas. Le compagnonnage est votre destin historique. Profitez autant que vous le pouvez de ce pouvoir. Mais est-ce trop demander que d'attendre un minimum de retenue. N'aidez pas mais ne compliquez pas une situation qui ne l'est que trop. C’est dur MR. MERAD mais il y en a qui y sont parvenus. Ils sont plus humains et vivent mieux. Beaucoup mieux.
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baby77000
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Re : LE RCD
« Répondre #1 le: 05 Juin 2008 à 21:46:53 » |
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Les députés du RCD aux côtés des travailleurs. 12/02/2008
Les députés du RCD, en signe de soutien aux luttes des travailleurs, ont tenu à être présents au sit in devant le Palais du gouvernement, auquel a appelé l’Intersyndicale de la fonction publique.
L’ intersyndicale de la fonction publique a appelé les cadres syndicaux à un sit in devant le palais du gouvernement pour le 12 février 2008 à 10 heures en vue de soutenir une délégation des leurs venue négocier avec les représentants du gouvernement, une plate forme de revendications.
Les manifestants ont été malmenés dés le pont de Tafourah, bien avant d’arriver à leur but. Sur les lieux, un imposant dispositif policier en place depuis le début de matinée, a réussi à contenir et encercler les syndicalistes dans la ruelle toute en escalier, menant au siège du palais du gouvernement.
Deux députés du RCD, le Dr Tahar BESBAS, vice président du groupe parlementaire du Rassemblement et Secrétaire national chargé des affaires sociales et Ali BRAHIMI, Secrétaire national chargé de la formation se sont joints aux protestataires pour leur exprimer le soutien du groupe parlementaire et de la direction du RC D.
Prenant la parole, le député BESBAS, ex membre actif des syndicats autonomes, a dénoncé « un gouvernement qui reçoit les terroristes à bras ouvert et matraque les forces vives du pays ».
De son coté, le député Ali BRAHIMI informera que le groupe parlementaire du RCD introduira sous peu une demande auprès du bureau de l’APN pour un débat général sur la question préoccupante du pouvoir d’achat en Algérie.
Les deux députés ont en eu droit à une longue ovation ponctuée de « vivent les députés du RCD ».
Signalons que la délégation des cadres syndicaux qui devait rencontrer le représentant du gouvernement s’est vue sèchement invitée à déposer la plate-forme de revendications après dispersion des manifestants. La délégation a refusé, exigeant une réunion avec les autorités.
Devant l’intransigeance des services de police, les syndicalistes ont pris à témoin l’opinion publique du refus des pouvoirs publics de prendre en charge leurs doléances. La foule scanda longtemps plusieurs mots d’ordre syndicaux comme : « AWLADNA HARAGA OUHOUMA HAGGARA (nos enfants sont haraga et eux sont des despotes), A BAS LA DICTATURE, VIVE L’UNITE SYNDICALE… »
Les manifestants se sont dispersés dans l’ordre. Des policiers ont tenté d’interpeller une femme syndicaliste qui leur a été arrachée par ses camarades syndicalistes.
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