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| de Am je suis de bougie et je crois avant y avais ke la kabylie ni grande ni petite c la france qui a ceee la grande et lapetite pour pouvoir controler les maquis .on est des kabyles pour moi ya ni tizi ni bougie c toute la kabylie ; salut a vous |
J'ai dans mes archives une vieille carte d'Etat-major qui date de 1847 et qui cite expressement "les Kabylies indépendantes", c'est-à-dire les confédérations de tribus non encore soumises à la France et qui ont des variantes linguistiques.
Les "Petite" et "Grande" Kabylies sont des notions inventées par les géographes du XIXe siècle pour distinguer la Kabylie arabophone qui commence à Oued Marsa et se termine sur la presqu'île de Collo, où les population sont communément désignées par le générique de
"Qbayel Hder", parce qu'elles parlent arabe avec un accent féminisé (exemple : ils disent
"ts" à la place du
"t"; ils apostrophent la deuxième personne du singulier, sans distinguer le genre féminin du genre masculin par
"entsina" au lieu de
"enta et
entina" ou
"entiya".
L'autre Kabylie, plus frustre, qui n'a pas fourni ni participé à la dynastie des Fatimides, celle des
"Qbayel Nnighas" (les Kabyles "je lui ai dit"), commence quant à elle à Oued Marsa et se termine à l'ouest à Tizi n At-Aicha, Ménerville, c'est-à-dire l'actuelle Thenia.
En 1957 le gouvernement français, voulant créer un département kabyle, a choisi comme chef-lieu Tizi-Ouzou où il y a une forte densité de populations, il l'a dénommé Grande-Kabylie; la Vallée de la Soummam, la côte Tassahlit et la Tababort, ainsi que les Bibans et la Madjana ayant été rattachés à Sétif nouvellement créé comme département, mais sans l'appeler "Petite Kabylie".
C'est seulement après l'indépendance, quand Bougie a été érigée comme wilaya que la distinction s'est concrétisée dans les mentalités des locuteurs étrangers à la Kabylie (diviser pour régner) en "Petite" et "Grande" Kabylies.
Amitiés