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Auteur Fil de discussion: Retards et difficultés de réalisation des projets de développement à Béjaïa  (Lu 333 fois)
gouraya
Iwid imaniss
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Retards et difficultés de réalisation des projets de développement à Béjaïa
« le: 30 Janvier 2007 à 20:25:35 »


Retards et difficultés de réalisation des projets de développement à Béjaïa
Le blues des entreprises
"La défection de certaines entreprises à cause du relief et la source de contraintes que (constituent) les traversées de propriétés privées…".
S’il y a un fait sur lequel parviennent à s’entendre les divers acteurs sociaux, politiques et administratifs de la wilaya de Béjaïa, c’est l’inquiétant retard qu’accuse cette dernière en matière de développement socio-économique, comparativement à la plupart des autres régions du pays.Une réalité d’autant moins supportable qu’elle ne peut être expliquée par quelque difficulté financière dans la mesure où les caisses publiques de la wilaya n’ont jamais été aussi bien loties que ces cinq dernières années. A l’origine de ces difficultés de réalisations, l’administration locale avance deux raisons essentiellement, du moins de façon récurrente : le manque de moyens de réalisation (entreprises) et les oppositions de la population à l’implantation de certains projets, réalité qui serait caractéristique de la Kabylie. Deux contraintes qui seraient communes à tous les secteurs de la wilaya, dont ceux stratégiques des travaux publics et de l’hydraulique, reviennent sur la double contrainte évoquée.

Ainsi, la direction des travaux publics, au titre des "contraintes rencontrées pour la réalisation des projets", stigmatise dans son dernier rapport d’activité pour 2006 la rareté d’entreprises de "grande envergure spécialisées dans le secteur des travaux publics" d’une part, et "l’opposition des citoyens et les contraintes foncières", d’autre part. La Direction de l’hydraulique en arrive aux mêmes types de conclusions ciblant dans son rapport "l’insuffisance au niveau de la wilaya (de) l’outil de réalisation des forages et puits, d’où des procédures de consultation longues", "la défection de certaines entreprises à cause du relief" et la "source de contraintes que (constituent) les traversées de propriétés de tiers…". Développant ces contraintes, la Direction des TP souligne l’existence d’une seule entreprise de production d’enrobé, la SNTP, en l’occurrence, ce qui "n’arrive pas à satisfaire la demande sans cesse croissante des chantiers". Concernant toujours la question des moyens de réalisation, la DTP relève qu’en matière de travaux de terrassement, les "entreprises ne disposent pas de moyens matériels suffisants pour des projets dans les délais", révélant que d’une manière générale, "la faible participation des entreprises, malgré le nombre d’avis d’appels d’offres lancés, souvent infructueux". Une situation que complique l’état des carrières d’agrégats de la wilaya, lesquelles, non seulement sont en nombre insuffisant "comparativement aux wilayas limitrophes", soit  quatre carrières, mais dont trois, "les plus importantes sont en instance de fermeture, parce que se trouvant dans le parc national de Gouraya". Ce qui est d’autant plus pénalisant que ces trois carrières "représentent 90% de la production globale", selon la DTP.

Du côté des opérateurs et entrepreneurs privés, la question du manque de moyens de réalisation, tel que la pose l’administration serait plus exactement, celle des conditions de réalisation loin d’être attractives. Des propos qui éclairent plus qu’ils ne démentent, en fait, le constat des directions locales.

M. Ahmed Azzoug, promoteur immobilier et membre dirigeant de la Fédération nationale des travaux de l’hydraulique et du bâtiment de Béjaïa propose de dépasser le simple constat, et de situer les écueils qui sont autant de facteurs dissuasifs pour les entreprises. Il stigmatise  la faiblesse des prix proposés par les autorités publiques locales aux soumissionnaires, la lenteur des paiements de situations et autres insuffisances en matière de maîtrise d’œuvre engendrant souvent des avenants. Autant de difficultés qui se traduisent par des surcoûts et retards de réalisation, et "pénalisent l’outil de production, en ne lui permettant pas de se développer", estime-t-il.

Autre difficulté évoquée, le manque de main-d’œuvre qualifiée dans le domaine tout particulièrement des travaux publics et de la construction. Une main-d’œuvre qui se recrute essentiellement en milieu rural, les citadins étant "réticents" par rapport à cette activité, affirme M. Azzoug. D’autres entrepreneurs du secteur des travaux publics et celui de l’hydraulique expliquent ce déficit en main-d’œuvre par la faiblesse de la rémunération proposée à Béjaïa, (due elle-même à la faiblesse de la rémunération du capital des entreprises) comparativement à d’autres wilayas.

Concernant la question des oppositions des citoyens, M. Azzoug, tout en reconnaissant cette réalité, affirme qu’en ce qui concerne son secteur, cette contrainte est peu significative comparée, aux difficultés soulevées.

Ce qui n’est pas l’avis d’un opérateur spécialisé dans les travaux de l’hydraulique, M. Zoubir Mehelleb, DG d’Electromécanique-SNC.

Ainsi, énumérant pratiquement les mêmes contraintes que celles évoquées par son collègue de la promotion immobilière, M. Mehelleb n’affirmera pas moins qu’il souffre particulièrement des "oppositions de propriétaires de terrains", qui lui valent pas moins de sept affaires en justice.

Illustration du propos : "Nous avons rencontré, à titre d’exemple, des oppositions contre des projets d’AEP à Chemini et Tazmalt, qui nous ont valu un retard de réalisation d’une année et demie !". L’entrepreneur se dit d’autant plus pénalisé par ces oppositions que les propriétaires "recourent systématiquement à la justice". A Béni M’likech, un propriétaire de terrain l’a esté  en justice réclamant des dommages et intérêts de 8 millions de dinars pour un projet de 10 millions de dinars !

Néanmoins sur cette question des oppositions des citoyens, nombre de nos interlocuteurs du secteur privé estiment qu’elles donnent une espèce de bonne conscience aux autorités locales pour lesquelles ce serait là un bon prétexte à des défaillances de gestion autrement plus déterminantes…           

 

Hakim O.
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Rastacool
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Amghar (Chikh)
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Re : Retards et difficultés de réalisation des projets de développement à Béjaïa
« Répondre #1 le: 31 Janvier 2007 à 19:34:53 »

Toujours les meme problemmes  Fâché
Journalisée

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