Tayfa
C’est en 1992 que démarre l’expérience Tayfa (plus ou moins "sales mômes" en berbère). En juillet de cette année-là, le chanteur kabyle Farid Aït-Siameur, installé dans la petite bourgade bretonne de Ploemeur, et le percussionniste breton de Quimper, Jacques Moreau, décident de créer un groupe qui marquerait la rencontre des cultures musicales celtes et berbères. Depuis les années 80, chacun de leur côté, les deux hommes avaient cherché à unir les deux musiques qui, indéniablement, sont riches de points communs au pur niveau musical : les rythmes, les instruments. Mais aussi dans l’esprit : l’amour de la tradition et une forte identité qui doit parfois lutter pour survivre.
Le groupe prend forme avec quatre autres musiciens, Philippe Collas, José Larraceleta, Olivier Carol et Stéphane Seiller. L’année de leur formation, ils font une tournée en Algérie, à Bejaïa en Kabylie. Ce voyage les renforce dans leur volonté de métissage musical. Mais ce sont les textes, primordiaux chez Tayfa et presque exclusivement signés de Farid, qui donnent un ton engagé à leur répertoire. En kabyle, en breton ou en français, le groupe tient à exprimer la douleur du peuple algérien tout en cultivant des musiques joyeuses signées de tous les membres.
Ettef afusiw
Mangeuse d’âmes
Tanafa
Gare à Gaia
En 1994, sort leur premier album éponyme. Tayfa participe à de nombreux festivals en Bretagne, mais leur renommée prend vite une ampleur nationale. C’est surtout à la sortie de leur deuxième CD début 98 que la qualité de leur démarche est célébrée par la critique. L’album "Awal" ("mot" ou "parole") se veut porteur d’espoir. Aux sons celto-kabyles, le groupe insuffle une touche rock et reggae à l’ensemble.
De plus, les origines diverses de chaque membre du groupe sont utilisées comme de nouvelles sources d’inspiration : le bassiste antillais apporte une touche très groovy. Le guitariste espagnol, José Larraceleta, originaire des Asturies apportent une touche arabo-andalouse. De plus Jacques Moreau, qui a accompagné pendant 10 ans une danseuse togolaise, apporte, quoique breton, la touche africaine. Enfin, le joueur de bombarde, David Pasquier, dernier arrivé dans le groupe, donne un joyeux air de Fest-Noz (fête traditionnelle bretonne) à l’ensemble.
Outre d’incessantes tournées en Europe, le groupe est aux Etats-Unis en juillet 98 à l’occasion de la tournée Vive la World ! en compagnie de Rachid Taha et de l’Orchestre National de Barbès. New York, Washington et Los Angeles sont les trois étapes américaines de la formation avant une tournée bretonne fin juillet début août.
Le 29 février 2000, Tayfa sort son troisième album "Assif". Dans la foulée, ils repartent en tournée avec un passage au festival Chorus des Hauts-de-Seine en région parisienne.
RFI Musique - Mai 2000
Discographie :
1994 Tayfa Griffe - Sony Music
1-Imucay 2-Ajkuk 3-Tamyra 4-Arrac 5-Batna 6-Ayanim
7-Tidets 8-Tira 9-Urasi 10-Kahina 11-Yf
Farid Ait Siameur : chants et mandoles
Jacques Moreau : percussions
Ludovic Mesnil : guitares
Patrick Peron : orgue
Alain Guilloux : basse
Jean-Jacques Baillard : batterie
Sylvain Larrière : violon
Bernard Quillien : bombarde
Philippe Carnot : doun-doun
Nadia El Mourid et Crystèle Chiaudano : ch½urs
1996 Awal Griffe - Sony Music
1-Weltma 2-Evyiy ad. ezhuy 3-Lili 4-Tasumi 5-Afrux 6-Titim
7-Azetta 8-Tagunit 9-Da caeban 10-Azekka 11-Ljil 12-Ssendu
Farid Ait Siameur chants : mandoles
Jacques Moreau : percussions
José Larraceleta : guitares
Philippe Colas : claviers
Olivier Carol : basses
Stéphan Seiller : batteries
Naida et Yamina Nid El Mourid : ch½urs
Frédéric Poitevin : accordéon
David Pasquet bombardes : tin whistle
Gaël Nicol : biniou coz
Jean-Charles Guichen : guitares
Phil Andrew : sons claviers
Jean-Claude Normant : claviers
1998 Assif Griffe/Sony Music
1-C’est pas la peine 2-Melk ladhid 3-Timeslayin 4-Gara à gaîa 5-Mazal mazal 6-Tanafa 7-Ssusem tura 8-Ay Assif 9-Ettef afusiw 10-Mangeuse d’âmes
Farid Ait Siameur : chants et mandoles
Jacques Moreau : percussions
José Larraceleta : guitares
Philippe Colas : claviers
Olivier Carole : basses
Stéphane Seiller : batteries
David Pasquet : bombardes
Nadia et Yamina Nid El Mourid : ch½urs
Hakim Hamadouche : mandoles
Ronan Le Bars : Cornemuses et uilleann pipe
Farhat Bouallagui : violons
Loïc Guéguen : Biniou coz


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