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Des moudjahidine revisitent l’histoire

« Barrer la route aux contrevérités et tromperies »

Publie le : samedi 18 août 2007

La continuité entre les générations de Novembre et de l’indépendance est importante en ce sens qu’elle permet de barrer la route aux contrevérités et tromperies autour de certaines dates historiques de la glorieuse révolution, à l’instar des événements des 20 Août 1955 et 1956. Lors d’une rencontre-débat à la Bibliothèque nationale en commémoration du double anniversaire des 20 Août 1955 et 1956, les participants ont mis l’accent sur la responsabilité historique qui incombe à la génération de Novembre appelée à transmettre la vérité sur la révolution nationale à la génération montante en vue de barrer la route aux thèses fallacieuses sur les événements historiques véhiculées par certaines parties.

Pour la moudjahida Louiza Ighil Ahriz, l’école algérienne a une grande part de responsabilité en la matière. L’école, a-t-elle souligné, doit transmettre l’histoire de la révolution aux élèves à travers une explication approfondie des événements historiques du 20 Août 1955 et du Congrès de la Soummam de 1956, se référant aux témoignages vivants de la génération de la révolution. « Ces glorieux événements étaient dans la continuité du processus révolutionnaire qui a démarré en novembre pour mettre fin à l’humiliation que nous a fait subir la colonisation française », a encore souligné la moudjahida, ajoutant que « le déclenchement de la révolution n’était pas fortuit mais une réalité à laquelle le peuple algérien a cru ».

Le secrétaire national de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Hadri Abdelaziz, a, de son côté, souligné que beaucoup de vérités demeuraient inconnues sur les événements des 20 Août 1955 et 1956. C’est à la génération de l’indépendance de faire la lumière sur ces événements, a-t-il insisté. M. Hadri a, par ailleurs, évoqué les dimensions de l’offensive du Nord Constantinois et du Congrès de la Soummam intervenus peu de temps après le déclenchement de la révolution « qui était le fruit d’un travail de fond mené par le Mouvement national uni par l’esprit nationaliste et épris de liberté ».

Revenant sur l’offensive historique du Nord Constantinois menée par le héros Zirout Youcef pour desserrer l’étau autour de la région des Aurès, M. Hadri a énuméré les nombreux objectifs visés par ces opérations, dont le plus important, a-t-il estimé, « était de réaffirmer la dimension globale de la révolution et de faire porter sa voix sur la scène internationale, outre la volonté d’exprimer l’esprit de solidarité avec le peuple marocain, les événements en question ayant coïncidé avec le 2ème anniversaire de l’exil du roi Mohamed V. » Redoublant de férocité, l’armée coloniale a riposté en isolant la région entière avant d’y mener une vaste campagne punitive, qui avait fait plus de 12 000 martyrs victimes de la torture et de l’oppression.

Quant au Congrès de la Soummam, il a été « un tournant décisif dans l’histoire de la révolution, et ce, sur les plans organisationnel, politique et militaire », a soutenu M. Hadri, rappelant que ce rendez-vous historique a constitué « l’acte constitutif de la lutte armée ». Le conférencier n’a pas manqué d’illustrer les décisions de ce Congrès, tels « le découpage du territoire national en six wilayas historiques, l’institution des grades militaires pour les dirigeants de la révolution et la création des instances dirigeantes, à l’instar du Conseil national de la révolution algérienne [CNRA] et du Comité de coordination et d’exécution ».

Synthèse de Rabah Iguer - La Tribune du 19 Aout 2007

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