bejaiaimmobilier
Le 22 mars 2010 |

Accueil > Revue de presse > Culture

A l’affiche à la cinémathèque d’Alger

L’épopée de Si Mohand u M’hand

Publie le : jeudi 27 janvier 2005

Le film de Lyazidd Khodja et Rachid Ben Allal est en projection à la Cinémathèque d’Alger jusqu’au 10 février.

Si Mohand u M’hand Ath Hammadouche est né, bien que la date soit approximative, vers 1845 (1840 et 1850) à Larbaâ Nath Irathen et décédé en 1906 à l’hôpital des Sœurs Blanches à Michelet (Aïn El Hammam). Si Mohand u M’hand est considéré comme le poète de l’errance et de la révolte. Il aurait marqué son époque par sa verve poétique et son esprit rebelle. Il naquit dans l’ancien village de Chéraïouia où son père Mohand Améziane u Hammadouche, originaire d’Aguemoun, s’était réfugié pour échapper à une vendetta. Après 1857, le village de Chéraïouia fut rasé et à son emplacement fut édifiée la citadelle de Fort-National (Larbaâ Nath Irathen). L’autorité militaire attribua aux habitants un terrain à 10 km2 au nord, près de Tizi Rached, qui appartenait à une zaouïa. Les parents de Si Mohand s’installèrent à Akbou, au lieu-dit Sidi Khelifa. Son oncle paternel, cheikh Arezki u Hammadouche, maître en droit musulman, y avait ouvert une zaouïa où un taleb enseignait le Coran, non seulement aux enfants de la famille mais aussi à tous ceux du village. C’est là que Si Mohand commença ses études avant de rejoindre l’importante zaouïa de Sidi Abderrahmane Illoulen (Michelet). En 1871, lors de l’insurrection, la famille s’est engagée aux côtés du cheikh El Mokrani. Le père, Mohand Améziane fut exécuté à Fort-National et l’oncle Arezki déporté en Nouvelle-Calédonie. La famille ruinée et anéantie se dispersa, la mère se retira dans la nouvelle Chéraïouia avec son jeune fils Méziane. De là commença la vie d’errance de Si Mohand à travers les villes et les campagnes. Et durant trente ans, Si Mohand passa sa vie entre la Kabylie et la région de Annaba en clamant de magnifiques vers, traduisant sa sensibilité, sa résistance... C’est cette vie et épopée que raconte le film Si Mohand u M’hand, retenu dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France, qui a bénéficié, entre autres, de l’aide financière de la FAF. Le film est de Lyazid Khodja et Rachid Ben Allal, une coproduction algéro-franco-marocaine. Si Mohand est incarné d’abord par le jeune Fodhil Hamla, ensuite par Dahmane Aïdrons. Les décors sont signés par Mustapha Flici. Le film en version originale (VO) est programmé à la Cinémathèque d’Alger du 26 janvier au 10 février, au Musée du cinéma, à raison de trois séances par jour : 13h, 15h30 et 18h.

Liberté du 27/01/2005- Par Nassira Belloula

Imprimer cet article cet article en Pdf Envoyer cet article
[Haut]