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Le TRB donne la générale de « Uzzu n tayri (les genêts de l’amour)
Publie le : dimanche 18 novembre 2007
Pour une question de travaux au théâtre régional de Béjaïa et pour absence d’une dixième salle adéquate, le Théâtre régional de Béjaïa est contraint de donner la générale de sa nouvelle production Uzzu n tayri (les genêts de l’amour) au col des Genêts même (Tizi-Ouzou). Simple coïncidence et surtout une contrainte de taille car selon le directeur du TRB qui nous avouera que « l’état du théâtre est tel qu’il est même impossible pour nous d’y répéter, quant à la générale il n’y a pas d’autres salles à Béjaïa. La Maison de la culture ne se prête nullement pour cette production qui a besoin d’une petite scène ».
Cette œuvre est le troisième projet qui s’inscrit dans le cadre d’Alger, capitale de la culture arabe, après Leonardo Fibonacci, et le Fleuve détourné. Le Festival national du théâtre professionnel d’Alger lui a décerné le prix du meilleur spectacle en juin 2007. Après donc la générale de Tizi-Ouzou, le spectacle a pris la route d’Alger où il s’est produit au TNA les 8 et 9 novembre, pour s’envoler à Amman et prendre part au festival international qui se déroulera du 12 au 29 novembre. S’agissant de cette nouvelle production de l’équipe du TRB, c’est un grand classico et histoire d’amour. Un amour impossible qui se déroule durant la guerre de 1940 entre un jeune homme et une fille dans un village assez quelconque de Kabylie. Mais il se trouve que la fille est promise à son cousin qui l’épousera d’ailleurs, à la mobilisation de son amant.
Le mariage tourne au vinaigre car le cousin maltraite sa femme, dont le beau-père intervient, et reprendra sa fille. A la démobilisation, le jeune amant retrouve sa bien-aimée l’épouse mais il sera assassiné par le cousin rongé par la jalousie, et ce, durant la nuit de noces. Un texte de Hadjira Oulbachir, mis en scène par Abdelli Djamel, la musique ne peut-être que de Bazou, la scénographie de Khelfaoui Tahat, quant à la chorégraphie, qui est une nouveauté dans les productions TRB, celle-ci est l’œuvre de Idami Nouara sous les conseils artistiques de Hamida Aït-El-Hadj.
La distribution se fera pas Saïdi Saâd, Kouane Belkacem, Wissam, Yargui Mohamed. Des choristes contribueront à cette œuvre par l’intermédiaire d’Amel, Kaïs, Mounia, Kaci, Dounia, Hamdaoui et bien d’autres qui concourront dans l’éclairage, le son, les machines… Le décor est simple, il est interchangeable, c’est une simple pyramide pivotante que les comédiens eux-mêmes adapte à la scène, chaque face représente un décor qui revient plusieurs fois de suite dans le déroulement de cette nouvelle pièce qui est une nouvelle expérience pour le TRB qui va s’essayer à de nouveaux styles et sortir ainsi de Hzam EIghoula et épouser un nouveau genre qui lui réussit bien du reste.
B. M.-O. - La Nouvelle République du 18 Novembre 2007
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