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Huitième carrefour culturel de la Soummam

Le poète d’Ighil B’wamas accueilli à Bgayet en liesse

Publie le : dimanche 12 août 2007

Entamé par un défilé spectaculaire, bien pensé et original, lancé du siège de la wilaya vers la maison de la culture Taous Amrouche. Une grande rentrée symbolique dédiée à celui dont les similitudes avec Mohand Ou M’hand ne fait désormais plus aucun doute.

Une courte distance… un laps de temps qui dura le moment d’une liesse où 30 troupes progressaient aux rythmes de leurs prestations dans une cacophonie complète, mais au rythme harmonieux parfois de gheita, tbal, karkabou… Un cérémonial nouveau dont la procession bloqua la circulation le long de ce parcours qui s’anima et égaya ce boulevard d’habitude réservé aux embouteillages et autres klaxons.

Ceux qui en étaient coincés, se sont mêlés aux nombreux qui sont venus attendre sur ce parcours ou dans la salle même. Une salle qui souffrait du manque de climatisation, mais dans la patience était perceptible dans les yeux. Une attente qui devra et aura été quelque peu longue qui retiendra en dépit de tout cette foule venue saluer, et surtout retrouver un compagnon de longue route…

La salle était comble, il y avait route la crème de la société, des directeurs, des centraux, sénateurs, députés, maires. Tout un cérémonial clôturé et j’allais dire officialisé par les représentants de Mme la ministre de la Culture, celui de la Jeunesse et des Sports, et par un représentant du wali. Ils ont tous salué l’œuvre du grand maître auxquels des hommages, forts, sincères ont été rendus, mais également l’étoile culturelle qui fut à son tour remercié pour ses efforts mérités. Quelques troupes devaient se produire en avant ouverture, elles furent pas nombreuses, et eurent que quelques instants de prestations. On aura quand même bien apprécié la production de la chorale Mouloud Mammeri dans ses chants et principalement Anzar. Sétif, Khenchela, Batna… se succédèrent sur scène. Un espace plein qui ne manqua de rien où la joie, la liesse étaient au paroxysme.

Aït Menguellet fera son entrée en scène et après les protocoles, salutations, politesses, à défaut de prendre la guitare… c’est dans un « chant », sans musique, sans poésie… qu’il se livre à Boudjemaâ Rabah, le confrère de la radio Soummam.

Un artiste de la chanson… face à un autre de la radio. Un échange plein, harmonieux, rythmé. Un « moment » sincère de ce long cheminement de 40 ans qui partirent de l’humilité d’Ighil B’wamas, à la chaleur de la Gouraya, la grande gardienne Bgayet dont il est le grand hôte. Le programme de ce parcours qui est un véritable lieu de contact, d’échange, ou même le négoce se mêle en marge, quelques livres dédicacés, à la plus fine bijouterie d’Ath Yenni. Mais où se mêle également poésie, théâtre, cinéma et nombreux autres défilés et d’animation où doivent s’affronter nombreuses écoles. Un méga-concert se tiendra à Akbou pour la clôture de cet événement grandiose et une stèle du grand poète et troubadour Si Mohand ou M’hand sera érigée à Akbou.

Ce carrefour et à l’image des précédents qui ne souffre d’aucune carence est déjà voué à une réussite certaine. L’expérience de l’Etoile qui en est vraiment une est un gage. Il sera réussi sans aucun doute sur le plan de son organisation, passée au peigne fin, aura montré qu’à l’association aucun détail n’est négligé. Les nombreux sponsors qui y ont souscris l’ont fait au regard du grand sérieux de leur partenaire : l’association leur offre.

Bien menée par M. Salhi, elle réussit tout ce qu’elle entreprend, et y croit jusqu’au bout en ses possibilités. Cette Etoile au risque de nous étaler sur ses différents projets qu’elle tous parvenu à mener à bon port, contribue sur un plan purement artistique à l’émergence de nouveaux talents par la promotion des maîtres. Cette 8e édition est venue telle une cerise sur un gâteau couronner les 40 années de la chanson de Aït Menguellet. C’est une véritable reconnaissance au chantre kabyle qui nous aura bercé, éveillé… et accompagnés. Il aura été durant le fidèle ambassadeur d’une culture qui traversé de longs moment pénibles, mais parvenu à s’imposer justement telle une étoile.

« Comme le ciel a besoin d’étoiles, nous avons besoin de l’artiste », disait le slogan du carrefour. Tu as été l’étoile qui a aidé tous ceux qui l’ont suivi dans ce désert de l’insouciance… où il n’y avait que toi qui prêchait. Tu as été un initié de marque, et un maître aux grands talents que nous aimons toujours écouter… et reécouter. Tu as été le grand invité de la Soummam, de son carrefour, et de toute sa population, reviens nous avec d’autres créations. Amghar, sage, maître, l’artiste… oserai-je Lounis ?

L’autre activité de l’association culturelle ! En partenariat avec l’association algérienne pour la protection de la santé de l’enfant, un projet de deux écoles est né puis mis en œuvre à BBA et Akbou. Une initiative qui fonctionne depuis 2003 qui a pu soit replacer, soit rebooster nombreux recalés du système scolaire. L’étoile au début aidé par la Cimade (Paris) a pu monter l’école citoyenne, et de la vie. Une école qui se poursuit dans la réalisation d’un programme social tous azimuts, pris en charge par l’Etoile.

B.M.O. - La nouvelle république du 12-08-2007

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