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Les plages de Béjaïa mal entretenues...
Publie le : lundi 5 juillet 2004
C’est la première semaine du mois de juillet et c’est un peu comme si l’ouverture de la saison estivale n’a pas été précédée par la traditionnelle campagne de nettoyage des plages. Ces dernières, qui donnent une vocation touristique balnéaire à Béjaïa, demeurent mal entretenues. Le décret n° 85-19 portant sur les conditions de l’utilisation des plages « ne serait à Béjaïa qu’un texte », de l’avis d’un opérateur touristique. Les estivants qui les ont déjà prises d’assaut sont déçus. Les travaux de nettoyage entrant dans le cadre des préparatifs ne sont pas en mesure d’effacer les dégradations et les agressions que subissent le littoral et la bande boisée. Les premières actions de nettoyage des plages menées par les communes côtières et la DJS, à travers l’opération « Décrasse de la Méditerranée », s’avèrent limitées. Les seuls espaces correctement nettoyés et entretenus sont ceux où des jeunes installent leur tentes et parasols pour location. C’est le constat fait lors d’une longue virée sur le littoral béjaoui. Le décor offert par les plages ce week-end ne diffère pas beaucoup de celui de la veille de l’ouverture de la saison, où le traditionnel grand nettoyage d’avant-1er juin n’a pas été correctement effectué. En effet, les ordures ménagères jonchent les lieux, les troncs d’arbres et les épaves sont un peu partout. L’essentiel des 15 rejets d’eaux usées se déversent toujours directement dans la mer. Provoquant la crue des oueds, les récentes intempéries ont aggravé la situation. Ces rivières qui font office de décharges ont déversé de grandes quantités de déchets directement dans la mer. Le débordement de la décharge d’Aokas, implantée à une dizaine de mètres de la plage, a pollué et infecté les plages d’Arihan et de Lota II. Même constat du côté de l’embouchure d’Aguerioune, où la crue de la rivière et le débordement de la décharge mitoyenne ont presque remis à zéro les travaux de nettoyage. Les déchets ramassés qui devaient être acheminés vers les décharges sont brûlés sur les plages, sans qu’ils soient couvert après la combustion. Le pillage de sable continue toujours, ce qui a déformé les plages et dégradé les pistes d’accès. Cette pratique dévastatrice est devenue banale dans certaines communes. Pour les municipalités côtières, l’enveloppe financière de 45 millions de centimes allouée par la wilaya pour l’occasion serait dérisoire et les travaux sont réalisés avec les moyens de bord des communes. Même le programme Tup-Himo de nettoyage et d’entretien des plages élaboré pour cette saison a été revu à la baisse. La cagnotte qui lui a été accordée est de 10 millions de dinars, contre 12 millions l’an passé. L’opération qui a touché l’an dernier 10 lots de plages et créé 230 postes de travail saisonniers n’en touche que 7 pour l’actuelle saison et ne crée que 160 postes d’emploi. Par ailleurs, l’ouverture des plis des offres des entreprises n’a été faite que le 25 mai. Ce qui a causé un retard dans son lancement. Plusieurs opérateurs touristiques et maîtres nageurs s’interrogent : « Mais où sont passés la commission de wilaya et les comités des daïras côtières, chargés de la préparation et du suivi de la saison estivale ? » Medjahed Samir : le matin 05-07-2004
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