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Le 21 février 2019 |

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Quand le cinéma se veut rapprochement

7éme RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE BÉJAÏA


Il sera question aussi de laisser un large espace aux jeunes réalisateurs algériens, notamment ceux du court métrage qui ont émergé avec succès.

La 7e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa se tiendra cette année du 13 au 19 juin 2009. La manifestation a été décalée à ces dates afin de permettre aux étudiants et aux lycéens (classes d’examen) de profiter pleinement de celle-ci. La 6e édition des rencontres cinématographiques de Béjaïa a connu un fait notable, à savoir le changement du lieu de la manifestation. La fermeture de la cinémathèque de Béjaïa a « obligé » les organisateurs à se déplacer vers la Maison de la culture de Béjaïa.

« Il est vrai que la salle de la cinémathèque de Béjaïa reste par excellence l’espace historique de la manifestation mais force est de constater que ce changement nous a fait découvrir un espace tout aussi accueillant et drainant, de par son emplacement, un nouveau public. A l’avenir et une fois la salle de la cinémathèque de Béjaïa rouverte, il sera question alors pour nous d’utiliser les deux espaces au grand bonheur des cinéphiles et des habitués des rencontres cinématographiques de Béjaïa », nous affirme-t-on.

La thématique retenue cette année sera axée sur le regard porté par les cinéastes européens sur leurs sociétés d’origine et sur leurs communautés à l’étranger. « Cela permettra, l’espace de la semaine des rencontres, d’explorer ce regard nourri par la double culture : la culture d’origine, de la famille et des pays des parents et une deuxième culture qui tire, quant à elle, sa source des institutions et de l’ancrage dans la société d’accueil », explique-t-on. Il sera aussi question comme pour chaque année de laisser un large espace aux jeunes réalisateurs algériens notamment ceux du court métrage. Les rencontres cinématographiques de Béjaïa sont un « écran » de plus pour ces jeunes réalisateurs pour projeter leurs films et les confronter aux regards du public et des professionnels. Au chapitre des nouveautés pour cette année, deux cartes blanches à deux festivals étrangers : la première sera consacrée au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand alors que la deuxième sera pour le Festival international des films d’Afrique et des îles. Ces deux cartes blanches octroyées à ces responsables de festivals -qui seront parmi nous- vont permettre aux participants (festivaliers et grand public) de découvrir des films venus d’autres d’horizons, le cinéma étant un échange et une découverte.

Pour mieux ancrer la volonté de faire de cet espace un lieu de cinéphilie et de culture cinématographique, il sera proposé aux festivaliers deux séances nocturnes appelées « La séance de minuit » où il sera question d’une programmation allant beaucoup plus vers les professionnels du métier. Pour la deuxième année de suite, se tiendra l’atelier « Côté court ». Destiné à quatre scénaristes en herbe, il se propose d’aider ces derniers à réécrire leurs scénarios en étant encadrés par deux professionnels de l’écriture scénaristique à savoir, Stéphanie Durand-Barracand, script doctor (France) et Tahar Chikhaoui, critique et enseignant de cinéma (Tunisie).

Le café cinéma est une autre activité qui fait son chemin dans les rencontres cinématographiques de Béjaïa. Ce rendez-vous quotidien est destiné à faire se rencontrer les réalisateurs avec les journalistes, les critiques et le public dans une ambiance conviviale pour discuter des films projetés et discuter du cinéma d’une manière générale Pour cette 7e édition et en invitant des critiques de cinéma et des journalistes spécialisés, nous allons tenter de donner une autre impulsion à ce rendez-vous matinal de sorte à pouvoir faire de la synthèse de ces discussions une revue à faire paraître après chaque édition de la manifestation.

Comme chaque année, depuis la cinquième édition, un ciné-journal va être confectionné quotidiennement par un groupe de jeunes encadrés par la jeune réalisatrice Yasmine Chouikh.

Le ciné-journal est une couverture au quotidien de la manifestation dans un style à la fois sérieux et décalé reprenant ainsi l’esprit qui prévaut au sein des rencontres cinématographiques de Béjaïa, un esprit à la fois studieux et festif. Parmi les invités et réalisateurs présents cette année, à titre d’exemple Zaïmèche Ameur pour son film Dernier maquis, Smaïl Feroukhi avec le film Le grand voyage, Mohamed Lakhdar Tati pour Joue à l’ombre, Khaled Benaïssa et son court métrage plusieurs fois primé Sektou, Auguste Bernard et son film Waramutseho (Grand Prix au Festival de Milan 2009) ou encore Sabrina Draoui avec son court métrage Goulili.A ces noms viendront se joindre d’autres réalisateurs et d’autres films à même de faire de cette manifestation un espace d’échange et de réflexion tel que voulu dès le début de cette belle aventure. Des critiques de cinéma seraient aussi avec nous pour enrichir les débats pendant cet événement à l’image d’Ikbal Zalila (universitaire et critique de cinéma Tunisie), Mohamed Bakrim (critique de cinéma Maroc), Samir Ardjoum (critique de cinéma France), Nabil Hadji (critique de cinéma Algerie).

O. HIND - L’Expression du 05 Avril 2009